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> Sommet de Copenhague, Sur le changement climatique

Alayn

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* 10/01/2010, 01:52
Message #101
REPENSER "LE" POLITIQUE

Ce ne sont pas les cartes qu'il faut changer mais carrément le jeu.

Si le monde a pu fonctionner durant deux siècles, avec les soubresauts que l'on sait, sur des principes politiques présentés comme éternels: la République, la démocratie, le suffrage universel... force est de constater que la magie ne joue plus, que la machine s'est enrayée. La démagogie, la corruption, le misérabilisme de la pensée et l'incompétence des dirigeants élus, sans parler des dictateurs, leur complicité avec les puissances financières et industrielles, sont devenues des pièges mortels dans un monde toujours plus nombreux, aux ressources limitées et à la puissance industrielle -créatrice et destructrice- qui est la sienne aujourd'hui.

La déraison aujourd'hui est de continuer à raisonner et à agir comme autrefois.

L'initiative qui peut désormais nous sauver n'est plus dans les urnes, ni dans des défilés de rue, ni dans la confiance, ô combien naïve, que l'on peut placer dans les promesses, jamais tenues, de bonimenteurs, mais dans les initiatives concrètes, les pratiques que l'on peut, et que l'on doit, mettre en oeuvre.

La déraison serait de continuer à faire confiance en des individus qui ne la méritent pas.

Celles et ceux qui ont pris, qui prennent, des initiatives, tiennent probablement en main les clefs de l'avenir. Ils appliquent des mesures, définissent des modes d'action, fondent une éthique qui n'ont rien à voir avec le système marchand en voie de décomposition et avec les pratiques affairistes voire maffieuses de ses serviteurs.

COPENHAGUE est le tombeau des illusions perdues,... les dernières. Les soubresauts grotesques des myrmidons officiels risque, si nous n'y prenons pas garde, d'être le préambule d'une danse macabre pour toutes les espèces. La balle n'est pas dans leur camp, mais dans le notre, et ils sont hors jeu.

L'avenir est ouvert, mais écrit nul part, pas plus que l'assurance du triomphe de la raison.

Patrick MIGNARD
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"La liberté des autres étend la mienne à l'infini" (Michel BAKOUNINE)
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Jack

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* 10/01/2010, 09:41
Message #102
CITATION
On n'entend plus la sonnette d'alarme des scientifiques mais seulement le tintement des tiroirs-caisses des financiers de la planète.

Quels scientifiques?
Il faut bien comprendre dans quel monde on vit.
Le GIEC par exemple est une énorme machine bureaucratique, uniquement!
Les scientifiques disent qu'il y a réchauffement climatique à cause de nos émissions de co2? Alors leurs labos auront des subventions. D'autres disent l'inverse? Ils n'auront rien.

Voilà comment on manipule les choses, le plus simplement du monde.

Maintenant j'attends avec impatience comment ils vont nous prouver qu'il fait forcément plus froid ou qu'il tombe plus de neige "à cause" du réchauffement climatique.
Bon, il y a eu des périodes où on atteignait facilement les -20° chaque hivers, au moins une nuit. Attendons voir si cette période de très grands froids revient...



Extrait de l'article de http://www.voltairenet.org/article163325.html :
CITATION
La presse n’ayant pas de mémoire, personne n’a demandé au Prix Nobel de la paix Al Gore si ses alertes au réchauffement climatique étaient plus sincères que ses alertes à l’an 2000. Personne non plus n’a questionné le GIEC (co-lauréat du Prix Nobel de la paix) sur sa nature. La présence de quelques centaines de climatologues au milieu d’une cohorte de diplomates ne faisant pas de cette assemblée politique une académie scientifique.





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Jack

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* 10/01/2010, 09:43
Message #103
Excellente ta dernière image Alayn!!
Au sujet des pluies acides, il me semble que le dépérissement des arbres était dû à la monoculture sur d'importantes surfaces?




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Alayn

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* 14/01/2010, 05:20
Message #104
Bonjour ! Non, à propos des pluies acides, la forêt vosgienne ou la Forêt Noire en Rhénanie ont bien été décimées par des pluies acides. (c'est des exemples)

Sinon, bien d'accord avec toi à propos du GIEC: c'est un bidule diligenté par l'Etat. J'ai très peu confiance en leurs stats et chiffres^^



"La liberté des autres étend la mienne à l'infini" (Michel BAKOUNINE)
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Jack

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* 15/01/2010, 10:39
Message #105
Il y aurait des pluies acides, ça ferait belles lurette qu'il n'y aurait plus aucune végétation...depuis le temps! laugh.gif

Non, en général les sources sont toute autres. Cela n'empêche pas qu'il y ait des merdouilles dans l'eau de pluie, composants qui se retrouvent d'ailleurs avec le temps dans l'eau du robinet.




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Alayn

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* 17/01/2010, 19:07
Message #106
Bonsoir ! Les pluies acides se forment suite au rejet des bagnoles et des usines. La végétation en est plus ou moins altérée selon les endroits.
15% de la forêt vosgienne en est morte. Le sud de l'Allemagne a été particulièrement touchée aussi. (Forêt Noire et Bavière).

Depuis la fermeture de certaines usines polluantes dans les Vosges, la forêt est un peu moins attaquée.



"La liberté des autres étend la mienne à l'infini" (Michel BAKOUNINE)
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Jack

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* 17/01/2010, 21:08
Message #107
Ah oui, bien sûr que les usines polluent et rejettent des cochonneries! Là je suis bien d'accord. Mais on ne peut pas appeler "pluie acide" toutes les cochonneries que rejettent ces usines.
C'est vraiment un terme inadapté.




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Alayn

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* 17/01/2010, 21:42
Message #108
Bonsoir ! Voui, bon, on ne va pas pinailler ! (arf !)
A bas le capitalo-industrialisme polluant ! (ourf !)

Ce qui est dénommé "pluies acides" se forment du rejet des bagnoles et des usines, entre autres.... Et qui retombent en pluie ensuite, ayant auparavant contaminé les nuages. (c'est la dénomination officielle)

Mais même sans les pluies, le sol peut être contaminé (lacs, rivières, etc...) par les polluants agricoles, particuliers, etc...

Et c'est aussi le cas.



"La liberté des autres étend la mienne à l'infini" (Michel BAKOUNINE)
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Jack

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* 22/01/2010, 08:32
Message #109
L'Australie vient de connaître des chutes de neige en plein été!! Ils sont passés de 45° à 0°, et ceci en plein phénomène El Nino sensé amener de l'air chaud!


Alors que l’été austral règne actuellement sur l’Australie, des chutes de neige se sont produites dans les Alpes Australiennes ( partie méridionale de la cordillère australienne), Sud-Est de l’Australie.
C’est un front froid qui a fait chuter les températures et généré ces chutes de neige dès 900 m d’altitude sur le sud de l’état de la Nouvelle Galles du Sud et l’état de Victoria, avec une température de 2 à 4°C à 850 hPa.
La station météorologique de Bombala a enregistré ces premières chutes de neige depuis le début des relevés en 1965, et celle de Cooma depuis le début des relevés en 1973.
Un météorologiste indique que des chutes de neige à une altitude aussi basse sont inhabituelles en cette saison, même s’il est vrai que l’on enregistre parfois des chutes de neige même en février, mais à plus haute altitude.
La différence de températures en une semaine est surprenante.
On est passé de 45°C la semaine dernière dans ces endroits du sud-est du pays, et maintenant il neige, certes il ne s’agit qu’un d’un léger saupoudrage, mais il neige !

Source: http://www.meteo-world.com/news/index-2893.php

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Alayn

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* 25/02/2010, 01:24
Message #110
LE GOMBO DU GLOBAL WARMING
(Article de Philippe PELLETIER paru dans le Monde Libertaire n° 1456 du 23 novembre 2006, p. 12-14, l'hebdomadaire de la Fédération Anarchiste ; et également dans Tierra y Libertad (Espagne), 222, 2007, p. 8-10).

Contrairement à ce que beaucoup prétendent, la théorie du global warming (le "réchauffement global", sous-entendu "de la planète") n'est pas partagée unanimement par les scientifiques.

Plus exactement, ceux-ci ont des appréciations et des interprétations variées, plus ou moins critiques, tant sur les critères, les méthodes ou les résultats que sur les explications qui en découlent. [ARNOULD Paul (2006): "Biogéographie et changement global: la valse des biomes". Historiens & géographes, 395, p. 95-109. VIGNEAU Jean-Pierre (2005): "Le réchauffement global: entre principe de précaution et rigueur scientifique ?", Bulletin de l'Association des Géographes Français, 4, p. 497-509.] Il serait trop long de décrire ici en détail les différentes positions, mais on peut donner quelques exemples d'interrogation.
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Alayn

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* 25/02/2010, 02:59
Message #111
Des interrogations sur la pertinence du réchauffement global

Premier exemple, le réseau enregistrant des données thermiques et pluviométriques fiables comporte plus de 8000 stations. Ce qui pose deux sortes de problèmes: premièrement, la capacité de traiter correctement l'ensemble, absolument monumental, de ces données, même avec des ordinateurs de plus en plus performants ; deuxièmement, la capacité de vérifier ces données. En effet, il faut une amplitude de temps suffisamment importante et des chiffres rigoureux pour être capable d'analyser finement les variations du climat, lequel est, par définition, changeant. Même si l'on peut reconstituer le climat plus ancien par diverses méthodes (l'étude des pollens, des glaces, des troncs d'arbres, des sédiments, etc...), celles-ci sont plus longues, plus difficiles, plus disparates, encore plus sujettes à caution.

Les stations météorologiques les plus anciennes sont donc fondamentales pour bénéficier de l'échelle du temps. Or, remontant à la fin du XIXe siècle, elles sont beaucoup moins nombreuses, et absentes de certains espaces cruciaux (Amazonie, Sibérie, Chine intérieure, Asie centrale, Afrique intertropicale). Situées dans les villes, elles se sont retrouvées, à la suite de l'extension urbaine dans les pays développés, au sein de "l'îlot de chaleur urbain", phénomène bien connu des climatologues. Elles ont donc fatalement, et mécaniquement, enregistré un réchauffement de la température, dû à ce micro-climat nouveau, qui peut se traduire par une élévation de un ou deux degrés centigrades.

Quand on sait que certaines estimations évaluent la hausse prochaine de la température cette fois-ci planétaire sur une fourchette allant de 2° à 5°, donc avec une marge appréciable d'imprécision, et que d'aucuns nous annoncent (promettent ?) des catastrophes climatiques rien qu'avec une hausse de 2°, il convient de rester prudent sur trois points: l'enregistrement des données, l'analyse des causes, l'évaluation des conséquences. En supposant que toutes les projections ont rectifié en amont les données de températures pour les villes qui n'étaient pas autrefois affectées par l'îlot de chaleur urbain, une addition de micro-climats ne nous donne de toutes façons pas le climat régional ou général !

Deuxième exemple, le cas des pôles. [La Recherche, l'actualité des sciences, dossier "Les pôles fondent-ils vraiment - Du Groenland à l'Antarctique, voyage au coeur d'une belle controverse", 363, mars 2003.] Les médias et de nombreux scientifiques nous alertent sur la fonte de l'inlandsis du pôle nord. Certes, du côté du Canada, les mers semblent se réchauffer et le fameux "passage du Nord-Ouest" situé entre le Groenland et le Canada est en train de s'ouvrir, en se libérant des glaces. Mais du côté de la Sibérie, c'est, semble-t-il, un phénomène inverse qui est en train de s'opérer. Depuis quelques années, la Sibérie connaît des saisons de plus en plus froides, et personne n'en parle. Les Russes sont-ils plus timides ou moins équipés que les Nord-Américains ? Pour l'ensemble de cette zone, certaines recherches estiment même que "l'analyse de la température de 69 stations terrestres de l'Arctique (dont 29 ont les données jusqu'à 2001) a permis de constater qu'il n'y a pas de réchauffement généralisé dans cette région". [LITYNSKI J., GENEST C., BELLEMARE F., LECLERC Y. (2003): "Fluctuations du climat dans l'Arctique durant le XXe siècle". Publications de l'Association internationale de climatologie, 15, p. 420-425.] Alors ? Quant au pôle sud, des recherches récentes font état d'un réchauffement du côté de la péninsule s'étendant en direction de la Patagonie, là où s'est détaché le gigantesque iceberg de la plate-forme de Larsen, mais aussi d'un refroidissement dans l'Antarctique occidentale. [CHANG Kenneth (2002): "Souffler le chaud et le froid en Antarctique". Courrier International, 598, p. 56.]

Troisième exemple: le cas des éruptions volcaniques. Celles-ci envoient dans l'atmosphère des gaz à effet de serre en quantité autrement plus considérable qu'une mégapole. Or la coopération scientifique entre la vulcanologie et la climatologie n'est que très récente, et elle n'a donné jusque-là que des résultats encore partiels. Car il faut reconstituer toute la chaîne des éruptions et des climats du passé pour avoir une idée sérieuse. Un documentaire récemment diffusé à la télévision sur l'éruption du volcan Tambora (Indonésie), qui serait à l'origine d'un refroidissement climatique dans certaines régions du monde, notamment en Europe et sur la côte nord-orientale de l'Amérique du Nord, est à cet égard très décevant. [Un Eté sans soleil. Documentaire d'Elmar Bartlmae, FR3, 1er novembre 2006.]

Les explications scientifiques y sont scandaleusement pauvres et rapides, au détriment, comme par hasard dans notre société du spectacle, des scènes (coûteuses, et à mon avis inutiles) de reconstitution du drame. Voilà comment la science est vulgarisée.

Quatrième exemple: les glaciers alpins ont commencé à reculer à partir des années 1830.
Peut-on dire qu'à cette époque les effets de l'industrialisation et de l'urbanisation ont été suffisamment forts pour déclencher ce phénomène, ou bien n'y aurait-il pas d'autres causes ?
Et celles-ci opèrent-elles encore de nos jours ?
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Alayn

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* 25/02/2010, 04:18
Message #112
Une prudence nécessaire

Ces quatre exemples doivent nous alerter sur la prudence qu'il faut avoir en matière de données, de moyennes et de causes explicatives à propos du climat, comme en général d'ailleurs. Une prise de température ne nous donne pas le même résultat selon que l'on se place sur le versant au soleil ou à l'ombre d'une même vallée alpine, même sous abri. Quelle est la signification de la température moyenne de la ville située au fond de cette vallée, si celle-ci connaît des amplitudes considérables dans la journée, et dans la nuit ? Huit mille stations ne sont jamais que huit mille points, rien que des points, sur une planète qui couvre 510 millions de kilomètres carrés. Autrement dit, elles ne représentent que peu de choses.

Certes, il y a les satellites, les ballons météos, les modèles informatiques, mais nous n'avons pas suffisamment de recul pour considérer le climat dans sa dimension séculaire et millénaire, spatiale et géographique, ces deux dimensions qui doivent être réunies pour considérer sérieusement et globalement la question. Regardez n'importe quel ouvrage ou article consacré au global warming: vous n'y verrez que des graphiques avec des courbes (le temps résumé en un ou quelques points, lesquels sont extrapolés à tout un espace, voire un pays entier), beaucoup de photos spectaculaires sans rapport direct et démontré avec l'effet de serre, mais presque jamais de cartes qui permettent de considérer l'étendue et les variations locales du phénomène. La dictature de la courbe est en train de tuer le raisonnement cartographique.

Les rapports scientifiques que produit le fameux GIEC (Groupe Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat) sont approuvés par l'assemblée plénière de cet organisme avant publication. On peut rester sceptique sur sa capacité d'évaluer et de vérifier tous ces rapports qui comptent parfois plus d'un millier de pages, mais admettons. Bien que certaines interrogations y figurent, cet unanimisme donne au discours du GIEC le caractère d'une vérité officielle, de LA vérité. Une vérité qui s'auto-légitime, qui est largement véhiculée par les milieux anglo-saxons, tant scientifiques que politiques, lesquels ignorent superbement les autres analyses des chercheurs qui ont le malheur de ne pas pouvoir publier en anglais. C'est pour cela que l'on peut garder la version anglophone de global warming pour souligner la domination que The West (l'Occident, dirigé par l'Amérique) exerce toujours sur The Rest (le reste du Monde), via l'ultra-libéralisme.

Pourquoi donc arrêter la critique anti-capitaliste à la porte du GIEC ? Il est pour le moins curieux que la plupart des militants alternatifs ou même révolutionnaires ne prennent aucune distance vis-à-vis de cette énorme structure scientifico-techno-politique et de sa rhétorique, alors qu'ils savent parallèlement se montrer très critiques vis-à-vis des organismes multi-étatiques pilotés par l'ONU, qu'ils soient militaires, économiques ou autres. Il est non moins étonnant que les écologistes de diverses sensibilités ou obédiences, d'habitude si critiques voire réfractaires vis-à-vis de la science et de la technologie, prennent brutalement pour argent comptant les déclarations de ces rapports, et se prosternent devant la science officielle.

Les scientifiques ont compris pour la plupart qu'il valait mieux aller dans le sens du vent qu'ils ont contribué à générer, puisque après avoir glosé sur le refroidissement climatique dans les années 1970, certains d'entre eux, privés des fonds de la recherche spatiale brusquement stoppée aux Etats-Unis, ont cherché, et trouvé, un nouveau thème attractif, rémunérateur, et glorieux. Les mannes de financement public ou privé déferlant sur tout ce qui touche au global warming et développement durable, il est désormais plus payant d'entretenir le mythe, mais plus risqué de fournir des conclusions trop contraires à la demande. La recherche publique devient complètement phagocytée par cette affaire !

Nicholas Stern, ancien économiste de la Banque mondiale qui a récemment rendu un rapport sur le global warming, n'a pas dû rechigner devant ses émoluments, probablement confortables. Son estimation financière des dégâts que causerait un réchauffement climatique participe totalement de la démarche intellectuelle libérale selon laquelle tout n'a du sens qu'à condition d'être évalué monétairement, quitte à se lancer dans des prospectives fantaisistes, et à ne pas s'interroger sur ce qu'est justement la valeur. Sans parler des vraies causes.

Photo: la grosse mise en scène du GIEC:
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Alayn

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* 25/02/2010, 05:12
Message #113
Anarchie des météores ou métapolitique ?

La théorie du global warming relève de cette métapolitique qui conditionne les individus et les sociétés afin d'asseoir leur domination et leur exploitation. Car les dirigeants, non seulement politiques mais également techno-bureaucratiques, ont parfaitement compris qu'il ne suffit pas d'imposer des lois, surtout à une époque où les individus sortent échaudés par les désastres totalitaires du XXe siècle, et qu'il faut aussi organiser un conditionnement généralisé, concernant les différents aspects de notre vie, surtout ceux qui n'apparaissent pas comme "directement politiques" (moeurs, croyances, valeurs, environnement...). Là est l'enjeu de "l'hégémonie", pour reprendre le vocabulaire de Gramsci, là est le piège.

L'anarchie des météores, de ce temps incontrôlable, encore imprévisible de façon fiable, à part sur un très court terme de quelques jours (ne parlons pas, alors, de périodes s'étendant sur plusieurs décennies !), a toujours agacé les maîtres du monde. Les religieux ont instauré un Dieu tout-puissant à l'origine du temps pour calmer les foules, ou les menacer par un châtiment climatique en cas de désobéissance. Les prométhéens du capitalisme veulent contrôler le temps (pour accroître les récoltes ou le tourisme, donc les profits, se protéger des dégâts, etc...), jouant sur les désirs et les peurs de l'être humain. Il n'est pas malhabile pour eux de prétendre qu'ils sont eux-mêmes à l'origine du global warming, car ce qu'ils ont fait dans un sens, ils peuvent le défaire dans l'autre. Ainsi, leur pouvoir est non seulement intact, mais renforcé, dans tous les domaines. Quant aux politiciens ou les écologistes du spectacle, ils s'appuient sur un catastrophisme qui leur est profitable, en se gardant bien, soit consciemment, soit inconsciemment, de s'attaquer aux causes fondamentales des gaspillages et des pollutions.

les uns comme les autres ont fait du global warming leur gombo, ce fruit utilisé en cuisine tropicale qui désigne aussi chez les Camerounais une personne ou une activité procurant de l'argent, de façon frauduleuse ou non. [LESCUYER Guillaume (2005): "La biodiversité, un nouveau gombo ?" Natures Sciences Sociétés, 13, p. 311-315.] Ils prétendent qu'il faut revenir aux "équilibres".

Mais quels équilibres, sur quelle base, sur quelle norme, et à quelle époque ? Celui du "petit âge glaciaire" (XVIe-XVIIe siècles) où régnaient en Europe les monarchies absolues ? Ils affirment qu'il faut penser "aux générations futures": et nous, en attendant, on crève ?

La théorie du global warming fait bel et bien partie de l'idéologie dominante, au même titre que, par exemple, "the clash of civilizations" ("le choc des civilisations") dont elle partage à maints égards la même finalité: prospective catastrophiste, culte de la peur, sentiment de fatalité et d'impuissance chez les individus, mais aussi politiques de plus en plus autoritaires chez les dirigeants.

Philippe PELLETIER
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