webreader
5 Pages V   1 2 3 > »   
Reply to this topicStart new topic
> Mines d'uranium en Creuse et dans le Limousin, Dans l'radon, tout est bon !

Alayn

Groupe: Modérateur
Lieu : Creuse

* 19/11/2010, 18:20
Message #1
Creuse-Citron [le journal de la Creuse libertaire, dans son numéro 26 de l'hiver 2010] a essayé d'y voir un peu plus clair sur le dossier des mines d'uranium et des déchets en Limousin. Mais il faut dire que les informations sont difficiles à obtenir et que le travail des associations qui ont un oeil critique sur ce sujet est rendu difficile car tout cela est encore largement couvert par le "secret défense".


Il faut savoir qu'au départ c'est le général De Gaulle qui a décidé, en 1945, la création du CEA (Commissariat à l'énergie atomique). C'était une réponse politique aux Etats-Unis qui avaient construit un réacteur nucléaire à des fins militaires. Ces recherches avaient un coût important et simultanément on a cherché à utiliser l'énergie nucléaire à des fins civiles. Ce n'est qu'en 1958 qu'a été mis en service le premier réacteur nucléaire produisant de l'électricité. Et c'est en 1960 qu'a eu lieu la première explosion d'une bombe atomique. D'autres réacteurs ont été construits, mais c'est à la suite du choc pétrolier de 1973, que M. Messmer a décidé, sans consulter le parlement, la construction d'une batterie de 19 centrales nucléaires, à la fois pour "assurer une indépendance énergétique" à la France, et à la fois pour réduire les coûts du nucléaire. Un leurre puisqu'aujourd'hui la totalité de l'uranium est importée. Même si les activités civiles et militaires du CEA ont été officiellement séparées en 1981. Le nucléaire est marqué par son histoire militaire et couvert par le secret-défense. L'opacité de l'information fait partie du nucléaire et de son industrie. Le plutonium produit comme déchet par le pseudo-nucléaire civil est retravaillé avec des centrifugeuses pour servir à l'élaboration d'armes nucléaires. N'importe où dans le monde, tout projet de production d'électricité à partir du nucléaire est un projet guerrier.
Miniature(s) jointe(s)
Image attachée
 



"La liberté des autres étend la mienne à l'infini" (Michel BAKOUNINE)
Go to the top of the page
+Quote Post

Alayn

Groupe: Modérateur
Lieu : Creuse

* 19/11/2010, 18:55
Message #2
"Oui à l'avenir"

Pour essayer d'y voir plus clair sur ce dossier, nous avons rencontré en particulier Jean-Pierre Minne de l'association "Oui à l'avenir". L'association "Oui à l'avenir" (qui fait partie du réseau Sortir du nucléaire) s'est d'abord créée contre les projets d'enfouissement des déchets radioactifs en Creuse (cf. Creuse-Citron, n° 1, septembre 2004), qui pour le moment n'ont pas été réalisés, de même qu'à Bure les déchets ne sont toujours pas descendus. Ce combat, qui est mené depuis sept ans, continue.

Aujourd'hui "Oui à l'avenir" mène un autre combat pour la réhabilitation des mines d'uranium, car il faut savoir qu'il y a 215 ou 220 mines d'uranium en France, dont une trentaine en Creuse.

Ces mines ont été abandonnées et elles mettent en danger la santé des gens. Le problème est que les mines d'uranium creusoises ne gênent personne sur le plan économique. Il n'y a aucune utilisation des sites (et des alentours), ni industrielle ni agricole: donc il n'y a pas d'intérêt économique à s'en occuper: la pression ne peut se faire que sur l'environnement et la santé, parce que ce sont les seuls enjeux. L'impact environnemental n'est pas visible, il faut le mettre en évidence pour pouvoir obtenir du nettoyage et de la réhabilitation. Celle-ci consiste souvent à enlever les cailloux radioactifs d'un endroit pour les mettre dans un autre... Mais la question demeure, c'est à Areva de trouver la solution, puisque de la radioactivité est restée, il faut s'en débarrasser. Les premières mesures d'urgence consistent à signaler les sites, à empêcher les gens d'y aller et, dans les endroits qui sont lessivés par des ruisseaux, il faut dévier l'eau pour que les ruisseaux ne passent pas sur la mine, autant de travaux prométhéens qui ne sont pas prêts d'être réalisés...

Dernière photo: site de la Ribière, près de Domeyrot dans la Creuse:
Image(s) jointe(s)
Image attachée Image attachée Image attachée Image attachée
 



"La liberté des autres étend la mienne à l'infini" (Michel BAKOUNINE)
Go to the top of the page
+Quote Post

Alayn

Groupe: Modérateur
Lieu : Creuse

* 19/11/2010, 19:33
Message #3
Dans le code de l'environnement, Areva a hérité des mines d'uranium d'un tas de petites sociétés. Ces sociétés étaient créées uniquement pour l'exploitation d'un site. Et quand l'exploitation de ces mines était terminée, ces sociétés disparaissaient. L'Etat a fait en sorte que ces sociétés disparues sont devenues Cogéma, puis c'est Areva qui en a hérité.

Un citoyen qui se pose des questions doit s'adresser à la Dreal Limousin (Direction régionale de l'environnement, la recherche, l'aménagement et le logement) qui auparavant s'appelait la Drire (Direction régionale à l'industrie, la recherche et l'environnement). A la Dreal, il y a un secteur minier, composé de deux personnes qui ont autorité pour effectuer des contrôles de radioactivité, y compris des contrôles inopinés.

"Oui à l'avenir" a dénombré 14 anciens sites qui ne sont pas recensés par Areva.
L'association a alerté la Dreal qui va déclencher des contrôles inopinés sur ces lieux où sont convoqués le directeur régional d'Areva et ses techniciens. Le contrôle est fait par un laboratoire, souvent la Criirad (Commission de recherches et d'informations indépendantes sur la radioactivité) et tous les frais sont à la charge d'Areva. Si les analyses confirment la présence d'une radioactivité anormale, la Dreal, via le préfet, met en demeure Areva d'effectuer des travaux de dépollution sous peine de sanction.
Image(s) jointe(s)
Image attachée Image attachée Image attachée
 



"La liberté des autres étend la mienne à l'infini" (Michel BAKOUNINE)
Go to the top of the page
+Quote Post

Alayn

Groupe: Modérateur
Lieu : Creuse

* 19/11/2010, 20:16
Message #4
Combien de mines ?

L'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) a publié deux bilans - intitulés Mimausa (Mémoire et impact des mines d'uranium), 2004-2005 et 2007-2008.
Sur la Creuse, le premier inventaire comptait 16 mines d'uranium ; le deuxième en a relevé 20. La dernière mine ayant fermé en 2001, comment se fait-il qu'un institut retrouve dans l'intervalle 4 mines ? Les 4 mines n'auraient pas été des mines, il n'y aurait pas eu d'exploitation...

Le sous-sol n'étant jamais une propriété privée, pour toute exploitation de type minier il faut obtenir un permis d'exploitation et de recherche, qui est publié au Journal officiel.
"Oui à l'avenir" a épluché un stock de vieux Journaux officiels des années 1950 à 1975 et a croisé les mentions de permis délivrés avec la base de données du Bureau de recherches géologique et minier (BRGM) où l'on trouve les coordonnées précises de chaque site. Puis, munis d'un compteur "Radex", les membres de l'association ont fait des mesures sur les sites découverts: 31 lieux en Creuse ont donné lieu à exploitation, et un bon nombre n'a pas fait de déclaration de fin d'exploitation. Les mines sont toujours considérées en activité !!
Miniature(s) jointe(s)
Image attachée
 

Image(s) jointe(s)
Image attachée
 



"La liberté des autres étend la mienne à l'infini" (Michel BAKOUNINE)
Go to the top of the page
+Quote Post

podcol

Groupe: Membre
Lieu : Creuse et Normandie

* 19/11/2010, 23:14
Message #5
Sujet intéressant Alayn, mais là, je viens de voir sur un site (futura-science) qui vaut ce qu'il vaut, je ne connais pas, que l'uranium était faiblement radioactif ? ? Est-ce vrai ?



"Colère et intolérance sont les ennemis d'une bonne compréhension"
Gandhi
Go to the top of the page
+Quote Post

Alayn

Groupe: Modérateur
Lieu : Creuse

* 19/11/2010, 23:31
Message #6
Le problème de l'eau

"Oui à l'avenir" souhaite demander à la Clis qu'une fois par an il y ait une analyse de la radioactivité de l'eau distribuée aux particuliers dans les anciens secteurs miniers.
Tous les mois il y a un affichage en mairie de la qualité de l'eau (coliformes fécaux, nitrates, sels d'aluminium, etc.), mais il n'y a pas de mesures de la radioactivité. Dans la revue du réseau Sortir du nucléaire, il y a un article sur les mines d'uranium avec photos de la mine d'Hyverneresse (sur la commune de Gioux), qui est à ciel ouvert et en souterrain.
Pour ce site, la société Areva a été mise en demeure: elle a commencé à faire des clôtures, à gratter ; elle a racheté des terrains. Cela s'est amélioré, mais ça n'est pas fini et l'eau qui descend de la mine va directement dans la Creuse. Les sédiments sont 30 à 50 fois plus radioactifs que les stériles qui sont près de la mine, car les sels d'uranium sont lessivés ; parmi les minéraux ce sont les plus solubles, presque aussi solubles que le sel. Les mesures faites par Areva et la Criirad au même endroit, ne sont pas toujours les mêmes: où est la vérité ?

Photos: entrée de la mine d'Hyverneresse à côté de Gioux dans la Creuse et morceau de minerai d'uranium appelé autunite extrait de cette même mine:
Miniature(s) jointe(s)
Image attachée
 

Image(s) jointe(s)
Image attachée
 



"La liberté des autres étend la mienne à l'infini" (Michel BAKOUNINE)
Go to the top of the page
+Quote Post

Alayn

Groupe: Modérateur
Lieu : Creuse

* 19/11/2010, 23:34
Message #7
CITATION(podcol @ 19/11/2010, 23:14) *
Sujet intéressant Alayn, mais là, je viens de voir sur un site (futura-science) qui vaut ce qu'il vaut, je ne connais pas, que l'uranium était faiblement radioactif ? ? Est-ce vrai ?


Bonsoir ! L'uranium faiblement radioactif ? Par rapport à quoi ?
C'est une blague ???
Si c'est par rapport au plutonium, certes^^



"La liberté des autres étend la mienne à l'infini" (Michel BAKOUNINE)
Go to the top of the page
+Quote Post

podcol

Groupe: Membre
Lieu : Creuse et Normandie

* 19/11/2010, 23:40
Message #8
J'imagine que de toutes façons, il y a une volonté de masquer les vrais dangers en ne donnant pas les bons chiffres, mais on sait pertinemment que les effets sur la santé sont néfastes (malformations, cancers etc...).




"Colère et intolérance sont les ennemis d'une bonne compréhension"
Gandhi
Go to the top of the page
+Quote Post

Alayn

Groupe: Modérateur
Lieu : Creuse

* 20/11/2010, 00:09
Message #9
Re-bonsoir Podcol ! Est-tu radioactive ? (arf !). Les habitants(tes) de la Creuse le sont toutes et tous plus ou moins ! D'une part par la radioactivité naturelle concentré dans le granit et par le radon (-dont l'article parlera bientôt).

Ce qui n'empêche pas d'y avoir néanmoins de nombreuses et nombreux centenaires !
[Mais qui sans çà, vivraient peut-être encore + longtemps ! ? -C'est dans la Hunza Valley au nord du Pakistan qu'en moyenne, les gens vivent le + vieux: dans les 120 ans ! Cette vallée est exceptionnelle, bien que commençant a être pourrie par l'occidentalisme et l'américanisme, si ce n'est par les babioles industrielles asiatiques et chinoises^^. Hunza mériterait à elle seule un topic !].

Ce que l'on constate énormément aussi et tout particulièrement autour de Tchernobyl, c'est les cas de thyroïde.

Je pense que la plupart même des autochtones creusois ont oublié quelque peu ce passé minier de l'extraction de l'uranium.
Peu de monde savent où se trouvent réellement ces anciennes mines... Et pourtant, elles étaient manifestement assez nombreuses, tout comme dans la Haute-Vienne^^

Ca craint sérieux !^^




"La liberté des autres étend la mienne à l'infini" (Michel BAKOUNINE)
Go to the top of the page
+Quote Post

Alayn

Groupe: Modérateur
Lieu : Creuse

* 20/11/2010, 04:54
Message #10
SUITE du chapitre "Le problème de l'eau" de l'article de Creuse-Citron:

La mine de Montagaud, sur la commune de Roches, est une ancienne mine à ciel ouvert devenue un étang. Cet étang est non clôturé, situé sur un terrain privé (la Cogéma a revendu la mine aux gens du coin) et l'eau est radioactive. Les vaches boivent de l'eau radioactive ; une bouse de vache a été analysée à 3000 becquerels (unité de mesure de la radioactivité) - alors que la radioactivité naturelle est de 200. On a trouvé des tas de bois radioactifs. Le bois pompe des nutriments dans le sol, mais il pompe également des radio-actinides ; puis il les vaporise, mais en plus de faire du gaz carbonique et de l'oxygène, il émet du radon. Quand on coupe ce bois et qu'il brûle dans la cheminée, il y a une partie de ces actinides qui se décompose dans l'atmosphère (radon).

Photo: l'étang de Montagaud:
Image(s) jointe(s)
Image attachée
 



"La liberté des autres étend la mienne à l'infini" (Michel BAKOUNINE)
Go to the top of the page
+Quote Post

Alayn

Groupe: Modérateur
Lieu : Creuse

* 20/11/2010, 05:22
Message #11
L'eau du robinet à Limoges est radioactive, elle contient du strontium, du tritium (voir le film TV d'Elise Lucet). Le Préfet de région a considéré que cette histoire portait préjudice à l'image touristique du lac de Saint-Pardoux ; il a donc été demandé à Cogéma de nettoyer le lac. En fait les déchets ont été déplacés (à Bellezane et ailleurs). Il existe des photos d'une pelleteuse faisant un trou et y déversant un peu de ces saloperies qui devaient disparaître et qui donc n'étaient transférées que de 20 à 30 mètres !

Photos: En Haute-Vienne, le site de Bellezane où sont déversées des tonnes de matières radioactives et le lac de Saint-Pardoux radioactif:
Miniature(s) jointe(s)
Image attachée
 

Image(s) jointe(s)
Image attachée
 



"La liberté des autres étend la mienne à l'infini" (Michel BAKOUNINE)
Go to the top of the page
+Quote Post

Alayn

Groupe: Modérateur
Lieu : Creuse

* 20/11/2010, 05:48
Message #12
Si on mesure le thorium qui se trouve dans le ruisseau du Vincou près du lac de Saint-Pardoux, on a 1500 becquerels alors que le bruit de fond est de 200 (bruit ordinaire sur un carreau de mine d'uranium), soit 7 fois la dose. Et en plus, il y a du radon (5 fois la dose), du plomb radioactif, du potassium et du césium (impliqué dans certains cancers).
Ce qui veut dire qu'il y a sans doute eu des stockages, sur Compreignac (Haute-Vienne), de l'uranium de la mine de Margnac, mais aussi sûrement des choses ramenées d'ailleurs après enrichissement.

Photos: ruisseau du Vincou et mine de Margnac en Haute-Vienne:
Miniature(s) jointe(s)
Image attachée
 

Image(s) jointe(s)
Image attachée Image attachée
 



"La liberté des autres étend la mienne à l'infini" (Michel BAKOUNINE)
Go to the top of the page
+Quote Post

Alayn

Groupe: Modérateur
Lieu : Creuse

* 21/11/2010, 15:49
Message #13
La Clis

Une Commission locale d'information et de surveillance (Clis) devrait exister depuis juillet 2008 dans tous les départements de France où il y a d'anciennes mines d'uranium. Mais ça n'est pas appliqué correctement partout, il y a des endroits où le pouvoir est confisqué par le Préfet, par Areva et par les administrations chargées de faire respecter la loi ; ce qui fait que les associations n'ont d'autres moyens que de faire des manifestations, de mettre des panneaux d'affichage...

Des Clis ont été mises en place en Limousin. Au sein de la Clis, une commission restreinte paritaire de six ou sept personnes a été créées: un ou deux conseillers généraux, un ou deux maires, les représentants d'Areva et deux associations (en Creuse; "Oui à l'avenir" et "Sources et rivières du Limousin").

Certaines Clis ont relevé des manquements à la réglementation qui ont entraîné des pénalités pour Areva. Ces pénalités peuvent entraîner une inscription au casier judiciaire d'une personne nominative.

1ère photo: des membres de la Clis descendent les marches du tribunal de Limoges:
Image(s) jointe(s)
Image attachée Image attachée Image attachée Image attachée
 



"La liberté des autres étend la mienne à l'infini" (Michel BAKOUNINE)
Go to the top of the page
+Quote Post

Alayn

Groupe: Modérateur
Lieu : Creuse

* 21/11/2010, 16:35
Message #14
Le problème des remblais

D'une manière générale les cailloux qu'on retirait d'une mine et qui n'étaient pas suffisamment radioactifs pour être traités, restaient sur le carreau de la mine, et ce qui est grave c'est qu'ils ont été utilisés pour faire des remblais ailleurs. Vous vous promenez sur une route en Limousin avec un compteur Geiger et tout d'un coup ça mesure 5000 becquerels !

Théoriquement il ne devrait pas y avoir de produits rayonnants à forte dose. Mais en Creuse et dans le Limousin, on en a trouvé, parce que le minerai, qui est lui-même radioactif à des doses importantes, a été enrichi. Il y avait des endroits où on procédait à la lixiviation: on lessive l'uranium extrait du sol avec de l'acide sulfurique pour l'enrichir.
Ce procédé génère des résidus: pour 5 kg d'uranium un peu enrichi, on a 95 kg de résidus.
Ces résidus ont été utilisés pour empierrer la N 145 ou un stade à Gueugnon, ou on en a donné à des particuliers pour empierrer leur route ou leur jardin ! On n'enrichissait pas l'uranium dans toutes les mines d'uranium du Limousin (une soixantaine), il y avait des lieux de regroupement: deux ou trois en Haute-Vienne et la Ribière à Domeyrot en Creuse.

1ière photo: le stade de Gueugnon:
Miniature(s) jointe(s)
Image attachée
Image attachée
Image attachée
 

Image(s) jointe(s)
Image attachée
 



"La liberté des autres étend la mienne à l'infini" (Michel BAKOUNINE)
Go to the top of the page
+Quote Post

Alayn

Groupe: Modérateur
Lieu : Creuse

* 21/11/2010, 17:21
Message #15
Areva a été mis en demeure, par la circulaire Borloo de juillet 2009, d'aller recenser et faire des mesures là où il y a des stériles.
Un hélicoptère est passé et repassé au-dessus de la Creuse et de la Haute-Vienne, pour dresser une cartographie des stériles. Mais cette cartographie n'a pas été publiée.
Comment se fait-il que ces relevés par hélicoptère ne soient pas communiqués ? Que sont-ils devenus ?

Il faut savoir qu'en Creuse une trentaine de municipalités sont concernées. Qui va bouger pour exiger une information qui est due à chacun ? Parfois on peut se demander dans quelle mesure on souhaite connaître la vérité...

N'oublions pas tous les chauffeurs routiers qui ont transporté dans la benne de leur camion le minerai d'uranium (après avoir bien respiré la poussière sous la trémie), et bien sûr sans aucune protection. Tous ces chauffeurs sont morts... et pas de vieillesse.
Par exemple ceux des mines du Bourg d'Hem en Creuse.

Photo: l'hélicoptère baptisé Hélinuc qui peut détecter la radioactivité, à condition seulement qu'elle ne soit pas à plus d'1 mètre de profondeur enfouie sous de la terre:
Image(s) jointe(s)
Image attachée Image attachée
 



"La liberté des autres étend la mienne à l'infini" (Michel BAKOUNINE)
Go to the top of the page
+Quote Post

Alayn

Groupe: Modérateur
Lieu : Creuse

* 21/11/2010, 18:13
Message #16
Méthodes de traitement des déchets

Le principe n'est pas compliqué: vous prenez un bloc d'uranium, vous le mettez sur la table ; et vous repassez 24 millions d'années après, il a perdu la moitié de sa radioactivité (l'uranium a une période de demi-vie de 24 millions d'années). L'uranium a des enfants: le radium, le radon (le fils du radium), et au bout de la chaîne on a du plomb.

Il suffit de laisser les minerais où ils sont et les déchets en particulier: les déchets, on les a faits, il ne faut pas les balader ! Si vous les mettez ailleurs, vous les transportez, vous multipliez le risque.

Il y a plusieurs procédés pour diminuer la radioactivité des déchets. Un procédé chimique ; un autre procédé qui consiste, pour certaines radiations, à tendre un film spécial empêchant les remontées et à recouvrir par-dessus ; un troisième procédé encore est le lagunage: on met les boues à l'air dans un fossé et elles perdent leur radioactivité, essentiellement par décomposition des radio-actinides et par évaporation en radon.
Evidemment, il faut alors empêcher l'accès aux promeneurs. Les clôtures posées par Areva sont parfois des clôtures à vaches, mais ce genre de clôture n'a jamais empêché les gens de passer, les chasseurs pour aller au sanglier et les promeneurs pour aller aux champignons !

Photos: des piscines nucléaires de la Hague, le fameux train Castor, etc...:
Miniature(s) jointe(s)
Image attachée
Image attachée
 

Image(s) jointe(s)
Image attachée Image attachée Image attachée Image attachée Image attachée Image attachée Image attachée
 



"La liberté des autres étend la mienne à l'infini" (Michel BAKOUNINE)
Go to the top of the page
+Quote Post

Alayn

Groupe: Modérateur
Lieu : Creuse

* 21/11/2010, 19:17
Message #17
Le Radon

Dans les éléments chimiques radioactifs nommés "actinides" il y a trois familles: alpha, bêta, gamma. Le radon est dans les alphas ; en trois jours il perd la moitié de sa radioactivité ; il disparaît rapidement ; il suffit d'aérer sa maison. Dès qu'il y a du radon, même si les doses ne sont pas importantes, il faut se méfier ; dans certaines écoles de la région, une VMC a été installée qui génère un courant d'air permanent. Par contre, le radon est dangereux à ingérer car il attaque les cellules, les gens peuvent en inhaler, ou en absorber, car il peut être dissous. En Creuse il n'y a pas eu d'étude épidémiologique, les cancers sont imputés à la boisson, au tabac ou à la radioactivité naturelle... mais il semble bien, en fait, qu'il y ait une sur-représentation de certaines affections cancéreuses.

MAP & S
(Article publié dans Creuse-Citron le journal de la Creuse libertaire, n° 26, hiver 2010.)
Miniature(s) jointe(s)
Image attachée
 

Image(s) jointe(s)
Image attachée Image attachée Image attachée
 



"La liberté des autres étend la mienne à l'infini" (Michel BAKOUNINE)
Go to the top of the page
+Quote Post

Alayn

Groupe: Modérateur
Lieu : Creuse

* 21/06/2011, 12:41
Message #18
LES MINES D'URANIUM, LA CONTAMINATION PAR LE RADON, LA MOBILISATION ANTINUCLEAIRE: Deux ou trois choses que je sais d'elles - propos d'une militante antinucléaire

Le 11 février 2009 l'émission télévisée -Pièces à Conviction- a frappé l'opinion sur le thème "Uranium: le scandale de la France contaminée". Le Limousin et ses mines d'Uranium - Division Minière de la Crouzille en Haute-Vienne - se réveille à nouveau en première ligne, occasion pour lui de revenir sur la mobilisation des populations depuis 1975, contre l'extraction minière débutée en 1948 par le CEA puis COGEMA, et AREVA pour la "remise en état des sites" et l'installation d'une ICPE (Installation classée pour la protection de l'environnement), cadeau d'adieu si l'on peut dire, d'un entreposage de 199 900 tonnes d'uranium appauvri, résidu de l'enrichissement de l'uranium nécessaire à la fabrication du combustible, récemment rebaptisé pompeusement "gisement énergétique pour les générations futures" !!!
Grand-merci pour Elles. Mais nous n'avons sans doute pas tout vu, il est question d'un URANIUM-LAND sur l'ancien site SIMO de concentration du minerai, qui -me dit-on à l'office du Tourisme, devrait attirer justement les touristes: Welcome au Pays de l'Uranium ! Gageons que le passé ressuscité par AREVA ne manquera pas de nous surprendre- nous qui savons encore comment c'était - et comblera d'aise les promoteurs. Mais qu'ils ne croient pas ce faisant, gagner notre pardon pour les exactions commises au nom du progrès nucléaire !
Miniature(s) jointe(s)
Image attachée
 

Image(s) jointe(s)
Image attachée
 



"La liberté des autres étend la mienne à l'infini" (Michel BAKOUNINE)
Go to the top of the page
+Quote Post

Alayn

Groupe: Modérateur
Lieu : Creuse

* 21/06/2011, 13:13
Message #19
Pour faire bonne mesure l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) revient à la charge sur le sujet du Radon, ce qui vaut une manchette en première page du Populaire du Centre du 7 octobre 2009: "LE RADON NUIT GRAVEMENT A VOTRE SANTE", et une explication limpide "le gaz radioactif, deuxième cause du cancer du poumon, n'est pas inoffensif à faibles doses. L'Organisation Mondiale de la Santé a décidé de diviser par 10 le seuil admissible de radon dans les bâtiments. Le Limousin est particulièrement concerné".
Miniature(s) jointe(s)
Image attachée
 



"La liberté des autres étend la mienne à l'infini" (Michel BAKOUNINE)
Go to the top of the page
+Quote Post

Alayn

Groupe: Modérateur
Lieu : Creuse

* 21/06/2011, 13:40
Message #20
Tout ceci n'est pas vraiment nouveau pour les Limousins, pourtant le Populaire signale que les scientifiques chargés du dossier radon en Limousin ont été déçus "par une certaine indifférence de la population".

A vrai dire à la place de ces gens je me demanderais si je n'arrive pas un peu tard avec ce "scoop". Il y a un moment déjà que la population sait que le radon est un problème de santé, et qu'elle a fini de croire COGEMA dont le credo d'exploitant minier disait "le radon est naturel donc pas dangereux !!" Oui, l'arsenic aussi, n'empêche que dans le Poitou voisin, une dame appelée Marie Besnard a été soupçonnée d'avoir empoisonné des gens avec un élément chimique "naturel" !!
Miniature(s) jointe(s)
Image attachée
 



"La liberté des autres étend la mienne à l'infini" (Michel BAKOUNINE)
Go to the top of the page
+Quote Post


5 Pages V   1 2 3 > » 
Reply to this topicStart new topic
0 membre(s):

 

Voir le classement des sites les plus populaires
RSS Version bas débit Nous sommes le : 25/06/2018 - 18:31