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> Tempête sur les terres rares : l’économie verte en danger

Jack

Groupe: Webmaster
Lieu : Banize

* 15/10/2009, 07:26
Message #1
C’est une de ces informations auxquelles personne ne prête attention et qui annoncent pourtant de profonds changements. Le gouvernement chinois envisage de limiter strictement l’exportation des terres rares. La nouvelle n’a pas vraiment fait les gros titres des journaux. C’est à peine si le Figaro y a consacré un article. Cette décision prise au bout du monde risque pourtant de faire dérailler toutes nos tentatives pour faire fonctionner notre économie sur quelque chose d’un peu moins polluant que le pétrole ou l’uranium.

Les terres rares, ou lanthanides sont un groupe de dix-sept métaux aux propriétés relativement semblables. Pour ceux qui se souviennent de leurs cours de chimie, c’est la série d’éléments au noms exotique qu’on place généralement juste en dessous de la partie du tableau de Mendeleiev : le lanthane, le cérium, le praséodyme, le néodyme, le prométhéum, le samarium, l’europium, le gadolinium, le terbium, le dysprosium, le holmium, l’erbium, le thulium, l’ytterbium et le lutetium. Contrairement à ce que leur nom pourrait suggérer, ils ne sont pas particulièrement rares mais ils sont très réactifs, ce qui fait qu’on ne les trouve jamais à l’état pur et que leurs minerais sont difficiles à raffiner.

Jusqu’à récemment, les terres rares n’avaient qu’un intérêt très relatif. Leurs applications étaient marginales et aussi exotiques que leurs nom. Les choses ont changé, cependant. Le néodyme, par exemple, sert a fabriquer des aimants surpuissants, tellement puissants en fait, qu’il est déconseillé de mettre le doigt entre deux d’entre eux. Ces aimant sont très pratiques pour les magiciens. Ils sont surtout indispensables si vous voulez construire des moteur électriques suffisamment puissants et de petite taille pour propulser une voiture. Les nouveaux véhicules hybrides et les voitures électriques que les grands constructeurs s’apprêtent à lancer sur le marché en font une grande consommation.

On ne le trouve pas que là, cependant. Les éoliennes modernes utilisent également des aimants au néodyme et seraient sans doute beaucoup moins efficaces si elles devaient les remplacer par leurs équivalent en ferrite. Ils sont également indispensables au bon fonctionnement des haut-parleurs, des microphones, des guitares électriques et des disques durs d’ordinateurs.

Le terbium est lui moins utilisé. Si l’on excepte quelques alliages exotiques, il ne sert qu’à faire des écrans de télévision, et des lampes basse consommations... celles qui devraient normalement devenir obligatoires sur l’ensemble du territoire.

Les terres rares ne sont pas rares dans l’absolu, mais les bons gisements le sont et ils sont concentrés dans un secteur géographique très particulier : la Mongolie chinoise.

Au cours des deux dernières décennies, la Chine a acquis un quasi monopole dans le domaine des Lanthanides. Elle a progressivement poussé ses concurrents à la faillite et contrôle aujourd’hui 96% de la production. Ce succès n’est d’ailleurs pas uniquement dû à l’idée très particulière que se font les dirigeants chinois de ce que doivent être des conditions de travail et un salaire décent. Les gisements chinois sont effectivement plus riches et plus facile à exploiter que les autres.

Or le gouvernement de Pékin n’a cessé, ces dernières années, de réduire les quotas d’importation. Le dernier projet de réglementation, le Rare Earths Industry Devlopment Plan 2009-2015, prévoirait, selon Alistair Stephens, du groupe australien Arafura, d’interdire l’exportation du terbium, du dysprosium, de l’yttrium, du thulium, et du lutetium. Les autres terres rares seraient soumis à un quota d’exportation de 35.000 tonnes par an.

Il va sans dire que c’est très en dessous des besoins.

Contrairement à ce qu’on pourrait croire, le but de cette man½uvre n’est pas de faire monter les prix - même si cela sera certainement un de ses résultats – mais bien de s’assurer que les terres rares chinoises iront prioritairement aux industries chinoises.

Avec un taux de croissance qui, malgré la crise, reste un des plus élevés du monde, la Chine a un besoin croissant de matières premières, et les terres rares ne font pas exception. Si les investissements dans les énergies renouvelables restent marginaux en proportion du PIB – la Chine restera dépendante du charbon et du nucléaires pour des décennies – ils sont considérables en volumes. Par ailleurs la Chine a décidé, elle aussi, de se débarrasser de ses ampoules à incandescence, et pour cela il lui faut du terbium, beaucoup de terbium.

La suite de l'article: http://www.agoravox.fr/actualites/economie...s-rares-l-61163




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papounet

Groupe: Membre.
Lieu : La Creuse

* 15/10/2009, 10:00
Message #2
CITATION(Jack @ 15/10/2009, 08:26) *
C’est une de ces informations auxquelles personne ne prête attention


Il fallait lire le blog de Papounet, ce problème a fait l'objet d'un article le 12 septembre dernier (il y a donc plus d'un mois) ! cool.gif



Aime la vérité mais pardonne à l'erreur. Voltaire

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Jack

Groupe: Webmaster
Lieu : Banize

* 15/10/2009, 12:09
Message #3
CITATION
Il fallait lire le blog de Papounet, ce problème a fait l'objet d'un article le 12 septembre dernier (il y a donc plus d'un mois) !

Argh... stretcher.gif




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