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> Le Contrôle Social en société dite démocratique

Alayn

Groupe: Modérateur
Lieu : Creuse

* 27/03/2011, 01:49
Message #41
Cerise sur le gâteau: en janvier 2003, une loi est votée, qui réprime l'outrage et le non-respect dû au drapeau et à l'hymne national (peine encourue à la clef: plusieurs milliers d'euros et la prison). Les députés socialistes ont soutenu l'amendement pour ne pas "entrer dans un débat piégé" !!

En Asie, en Afrique ou au Moyen-Orient aussi, les attentats du 11 septembre auront fourni un formidable prétexte à l'interdiction de rassemblements, à l'accroissement de l'emprise de l'exécutif sur la presse, à l'intensification de la répression ou aux basses oeuvres des dictateurs. Partout sur la planète, le coup de force de "Ben Laden" aura permis de réaffirmer la nécessité, pour les pouvoirs en place, d'une cohésion sociale, d'une union sacrée, évacuant du même coup les problèmes liés aux inégalités.
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Alayn

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* 27/03/2011, 02:38
Message #42
C - LA CRIMINALISATION DU MOUVEMENT SOCIAL


Dans beaucoup de régions du globe se développent des mouvements d'opposition: aux injustices, à l'exploitation, à la précarisation, au racisme, au sexisme, à la "mondialisation", à la "globalisation" (c'est-à-dire à l'accélération du capitalisme), à la prétention d'une poignée de privilégiés de décider de l'avenir des six milliards d'habitants de la planète. Parce que ces mouvements remettent en cause la stabilité de l'ordre social, les gouvernements, les Etats, montrant leur vraie nature de soutien aux milieux d'affaires, durcissent les politiques sécuritaires, accentuent la criminalisation des mouvements sociaux et le harcèlement judiciaire des militants associatifs, syndicaux et politiques. Le rapport 2001 de la Confédération internationale des syndicats libres montre, s'il en était besoin, que la défense des droits des travailleurs se heurte à une répression syndicale accrue: refus de reconnaître un syndicat ou de négocier avec lui, licenciements, emprisonnements et même assassinats (223 militants ont été tués dans le monde en 2001).

Il s'agit de marginaliser, de discréditer une contestation jugée "irresponsable", d'assimiler tout mouvement "radical" à une activité terroriste, tout opposant à un simple casseur, toute résistance, même non-violente, à du vandalisme, de faire de la manifestation un délit. La moindre intrusion dans des locaux devient une "séquestration" ou une "violation de domicile", la moindre explication une "voie de fait", la grève une "entrave à la liberté du travail". L'objectif est non seulement de poursuivre des individus, mais de séparer l'opinion publique des réseaux militants, de tenter d'intimider pour enrayer l'extension des conflits, d'affaiblir les syndicats en les épuisant dans de longues procédures judiciaires, en les asphyxiant financièrement, tout en vociférant sur le... "renforcement du dialogue social". Lorsque le gouvernement menace de retirer le permis de conduire aux routiers qui participeraient à des blocages, il ne supprime pas le droit de grève... il le rend inapplicable.
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Alayn

Groupe: Modérateur
Lieu : Creuse

* 06/07/2011, 00:53
Message #43
Il s'agit, bien sûr, d'une répression sélective des mouvements sociaux selon les objectifs et les cibles des revendications, à travers laquelle les pouvoirs publics montrent clairement ce qu'ils défendent: la propriété privée plutôt que la justice sociale. Le démontage d'un Mac Do par la Confédération paysanne et plusieurs associations et syndicats locaux pour lutter contre la malbouffe capitaliste, ou les dizaines d'actions, illégales mais légitimes, de destruction de cultures transgéniques pour dénoncer la mainmise des grands groupes de l'agrochimie et des biotechnologies se soldent par des incarcérations immédiates et des poursuites judiciaires. Dans le même temps, la FNSEA, syndicat corporatiste et défenseur de l'agriculture capitaliste, se permet de détériorer des édifices et des biens publics, voire de saccager les bureaux d'un ministre sans que les auteurs de ces actes ne soient inquiétés.

Pour parvenir à ses fins, le pouvoir ne lésine pas sur les moyens: manipulation de l'opinion, intimidation (y compris à l'encontre d'avocats), infiltration des groupes de lutte, provocations policières, arrestations brutales et arbitraires, interpellations, gardes à vue, durées de détention sans rapport avec les faits reprochés de manière à créer un climat de peur, multiplication des procès, largement médiatisés, à l'encontre de militants, moyens matériels démesurés (grilles monstrueuses, équipements de surveillance et d'espionnage sophistiqués). Les arguments principaux: gaz lacrymogènes, balles en caoutchouc, canons à eau, hélicoptères. Il suffit de considérer la répression sauvage à laquelle se livrent les forces de l'"ordre" (lequel, au fait ?) à l'occasion des "sommets" internationaux (Seattle, Davos, Prague, Nice...), et notamment depuis Göteborg et Gênes où le tir à balles réelles a été remis au goût du jour.
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