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> Emile ZOLA, Bibliographie

Alayn

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* 29/06/2008, 15:00
Message #41
Un peu plus tard, à l'heure du déjeuner (pas très agréable), elle rencontre Jean qui veut encore une fois lui demander de l'argent. Le problème, c'est que la rumeur court que Jean serait l'amant de Denise et Pépé son enfant (on ne sait pas qu'ils sont frères et soeur).

Elle se fait alors surprendre par Jouve qui fait cette fois son rapport à Bourdoncle. Denise est alors renvoyée.

C'est à ce moment-là que les autres personnages commencent à sentir la tendresse de Mouret pour Denise: Jouve préfère voir Bourdoncle plutôt que Mouret qui l'accueille dans son bureau "par un instinct", et Bourdoncle préfère tout de suite passer au renvoi sans consulter Mouret, de peur d'une "faiblesse".

Mouret est alors victime de son système: apprenant le renvoi de Denise, il s'énerve contre Bourdoncle car il voit là une tentative d'échapper à son pouvoir (alors que c'est comme ça traditionnellement que ça se passe).

Il se renseigne et parle même de reprendre Denise: une bien étrange attitude aux yeux de Bourdoncle. Denise, renvoyée, éprouve l'étrange besoin d'aller s'expliquer avec Mouret, de lui dire au moins que c'était son frère, même si elle ne revient pas. Mais finalement elle ne se décide pas.
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Alayn

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* 29/06/2008, 15:13
Message #42
Denise loue alors une chambre chez Bourras, un artisan qui fabrique des parapluies. Il l'embauche même par charité.

Denise est ensuite vendeuse chez Robineau qui a repris une des boutiques du quartier. Celui-ci, aidé par Gaujean, un petit tisserand lyonnais, décide de batailler contre le "Paris-Bonheur" de Mouret, la soie miracle. Lui aussi décide de créer sa faille (soie noire).

Mais Mouret baisse le prix du "Paris-Bonheur" devant les yeux effarés de ses salariés et le vend à perte. Robineau le suit, baisse le prix de sa faille. Finalement, c'est Mouret qui gagne la partie, Robineau est ruiné.

Photo: Un grand magasin parisien vers 1910:
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Alayn

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* 29/06/2008, 15:30
Message #43
Denise, 1 an après son renvoi, promène comme d'habitude Pépé aux jardins des Tuileries. C'est là qu'elle rencontre Mouret, qui se rend chez Mme Desforges, une maîtresse dont il se sert pour approcher le baron Hartmann (Emile ZOLA a pris pour modèle pour ce personnage le baron Haussmann), important financier du monde parisien.

Mouret préfère retarder sa visite et se promener avec Denise, qui veut repartir. Il lui propose de réintégrer le "Bonheur Des Dames" et cause avec elle des grands magasins.
Il se rend alors compte qu'elle lui "chauffe le coeur". Mouret va même jusqu'à prétexter n'importe quoi pour rester avec elle.

La scène nous est décrite comme une nuit passée ("un brusque réveil"): mais finalement, il s'en va, se rend compte en apercevant les fenêtres de Mme Desforges qu'il ne peut pas la retenir davantage.

Photo: scènes d'un film de 1930 de Julien Duvivier adaptée du roman:
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Alayn

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* 29/06/2008, 15:49
Message #44
Peu après, Denise revient au "Bonheur Des Dames" en tant que vendeuse appointée, à la grande joie de Mouret. Cela comporte des inconvénients: dès que Mouret parle, tout le monde chuchote en la cherchant des yeux.

Pauline aiguise, sans que Denise le sache, sa jalousie, en lui faisant la description complète des caprices de Mouret avec Clara, une vendeuse.

Deloche, un vendeur aux dentelles qui s'amourache de Denise, est toujours triste...

Mme Desforges vient au "Bonheur" accompagnée de Bouthemont, un premier à la soie ambitieux, pour voir le "caprice de Mouret". Bouthemont lui a seulement dit qu'elle était à la confection. Du coup, elle croit que Denise est cette maîtresse. Mme Marty lui dit que non, que c'est Clara Prunaire, mais elle n'a plus de doute à la vue de l'attitude de Mouret avec Denise.

Elle se venge déjà en faisant tourner Denise en rond dans le magasin, puis invente un stratagème pour "convaincre Mouret de sa trahison".
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Alayn

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* 29/06/2008, 16:04
Message #45
Mouret promeut le soir même Denise seconde vendeuse du rayon confections et cherche à la séduire avec la recette de la journée, mais cela échoue: non seulement elle refuse ses avances mais en plus la vue de l'argent la blesse.

Elle est cependant bouleversée par l'affaire (elle l'aime).
Bourdoncle, qui pressent une liaison sérieuse, arrive dans le bureau de Mouret sous prétexte d'un record de fréquentation...

Le jour de l'inventaire, Denise reçoit une lettre de Mouret qui l'invite à dîner le soir avec lui. Elle est au courant des légendes au sujet de ce dîner: après, il y a le "dessert" ; Clara et d'autres y sont déjà allées.

Denise refuse le dîner mais se rend compte qu'elle l'aime, grâce notamment à sa jalousie.
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Alayn

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* 29/06/2008, 16:13
Message #46
Puis, après, avec une mise en scène de Mme Aurélie qui est complaisante envers Mouret, Denise se retrouve avec lui. Elle refuse toujours ses avances, malgré ses discours apitoyants qui utilisent le champ lexical de la famille, ses pleurs.

Mouret utilise des arguments de choc: l'argent, l'entorse que Denise s'est faite... Elle utilise des arguments qui ne tiennent pas trop debout. Il devient brutal, mais Denise refuse d'être une aventure de passage. Cela étonne Mouret de plus en plus.

Denise s'en va et Mouret la suit, d'un regard désespéré...
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Alayn

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* 29/06/2008, 16:22
Message #47
Mme Desforges trouve comme stratagème de faire venir Denise chez elle pour retoucher un manteau et de l'humilier en présence de Mouret. Ce dernier ne la voit presque plus et ne se rend chez elle que dans le but de voir le baron Hartmann.

Comme il s'ennuie chez elle, il vient avec son ami Paul de Vallagnosc. Mouret, après avoir compris que Denise faisait une retouche chez Mme Desforges, s'inquiète de plus en plus. Celle-ci excite la jalousie de Denise et l'insulte. Mouret, après bien des tentatives, y met fin et la console. Il rompt enfin avec Mme Desforges.

Photo:un grand magasin à Bayonne:
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Alayn

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* 29/06/2008, 16:42
Message #48
Mouret finit alors par comprendre après bien des offres de cadeaux que ce qui importe à Denise, ce n'est pas l'argent, mais l'amour. Pour lui, c'est bien une race de fille inconnue (voir "Pot-Bouille"). En effet, il n'a été habitué qu'à celles que l'argent faisait fondre.

Mouret est alors obsédé par Denise (il en rêve la nuit) qui le suit partout avec lui (conseil des intéressés, inspection, discussion avec des banquiers, paperasses...).

Mouret joue alors la tactique de l'amitié. Il s'entame alors de longues discussions dans lesquelles Denise lui suggère de créer un orchestre et de faire des mesures pour améliorer la vie des salariés.

Photo: un des premiers grands magasins parisiens:
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Alayn

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* 29/06/2008, 16:57
Message #49
Bourdoncle excite la jalousie de Mouret en disant qu'elle a plusieurs amants dans le magasin. Mouret profite d'une erreur de Hutin, un des "amants", pour lâcher sa rancune. Hutin est sûr que c'est à cause de Denise. Il se venge en voyant celle-ci parlant avec Deloche en train de pleurer. Il appelle Bourdoncle qui appelle Mouret. Celui-ci a une explication avec Denise dans le bureau.

En réalité, Denise s'est simplement faite aborder par Deloche dans l'atelier pour parler du Cotentin. L'explication de Mouret en tant que directeur avec Denise sa vendeuse devient très rapidement une scène de jalousie passionnée. Mouret reproche à Denise ses amants. Elle n'en a aucun et préfère partir. Mouret, amoureux fou, barricade la porte.

Finalement, Denise est nommée première d'un rayon de confections pour enfants.

Photo: un grand magasin à Bruxelles:
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Alayn

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* 29/06/2008, 17:09
Message #50
Un jour de grande vente de blanc, Mouret, en voyant Denise s'occuper de ses frères comme de bébés, la demande en mariage. En effet, celui-ci est désemparé par son prochain départ. Elle refuse puis finit par accepter.

On sent tout au long du roman "Au Bonheur Des Dames" une fascination d'Emile ZOLA pour ce grand magasin, même s'il en fait un monstre engloutissant vendeuses et clientes.

Selon lui, le succès des grands magasins est inévitable (il a vu les premiers s'ouvrir), même s'il s'accompagne de la ruine des autres commerces et de conditions de travail particulièrement dures.

Photo: le type de grands magasins qui a inspiré Emile ZOLA pour ce roman:
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Jack

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Lieu : Banize

* 30/06/2008, 09:11
Message #51
Eh bien Alayn, si des étudiants ont à présenter Zola, ils n'ont plus qu'à reprendre ton sujet... laugh.gif
L'Assommoir est d'ailleurs un livre qu'on lit au Collège.
...et qui dans notre génération n'a pas vu en film la célèbre "Nana"?




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gene

Groupe: Membre.

* 30/06/2008, 14:56
Message #52
bonjour,

Ce que je me rappelle d'Emile Zola, ce sont ses descriptions : des pages entières, vraiment j'avais l'impression d'être au cinéma .
Pa contre il ne faut pas être déprimé quand on le lit .
C'est triste par moments
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Alayn

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Lieu : Creuse

* 30/06/2008, 17:22
Message #53
Bonjour ! Oui, je pense qu'Emile ZOLA a décrit la société de son époque comme nul autre pareil: ce fut le premier romancier que j'ai lu à l'âge de 13/14 ans et il reste mon préféré. Une fois qu'on l'a commencé, on ne peut plus s'en détacher !

C'est sûr que ça n'est pas toujours très gai mais il y a aussi beaucoup d'espoir dans ces romans. Et ce que j'aime par dessus tout, c'est que si l'on transpose ces "descriptions" à la société actuelle, on s'aperçoit que finalement, bien des choses n'ont pas tellement changées.

Nombre de ces romans ont aussi été adaptés au cinéma et souvent ce sont de grand films (pour te répondre un peu Jack), c'est pourquoi j'en parle aussi.

Bon, là, on n'en est qu'à un peu plus de la moitié de la présentation de la série des "Rougon-Macquart" ! Y'a encore du boulot ! Sans parler des autres séries et bouquins qu'il a écrit, certes moins connus, mais tout aussi intéressants.

Lire ou relire Emile ZOLA, c'est, à mon sens, se plonger dans une partie de l'histoire du XIX° siècle qui a influencée et est précurseur d'une bonne partie de notre société contemporaine. D'où tout l'intérêt...

Bonne lecture !

Photo: un p'tit sourire, monsieur ZOLA ! ? (arf !)
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véronique

Groupe: Modérateur
Lieu : creuse/gard

* 01/07/2008, 13:15
Message #54
CITATION(Jack @ 30/06/2008, 09:11) *
Eh bien Alayn, si des étudiants ont à présenter Zola, ils n'ont plus qu'à reprendre ton sujet... laugh.gif

tu me l'a retiré de la bouche !! smile.gif
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Alayn

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* 01/07/2008, 19:17
Message #55
Bonsoir ! Tiens, un très beau portrait d'Emile ZOLA ! Il sera certainement du plus bel effet dans les devoirs des étudiants (tes) ! (arf !)
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Alayn

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* 08/07/2008, 22:01
Message #56
12- LA JOIE DE VIVRE

"La Joie De Vivre" est un roman d'Emile ZOLA publié en 1884, le 12ième volume de la série "Les Rougon-Macquart".

Ce roman oppose le personnage de Pauline, qui aime la vie même si celle-ci ne lui apporte guère de satisfactions, à celui de Lazare, être velléitaire et indécis, rongé par la peur de la mort.

Il est possible qu'Emile ZOLA ait mis une bonne partie de lui-même dans ces 2 personnages: très affecté par la mort de sa mère et par celle de Gustave FLAUBERT, il traverse une crise de doute au moment où il écrit le roman, et les obsessions de Lazare sont un peu les siennes (la vie est inutile, puisque la mort emporte tout).

Mais la confiance reprend le dessus en lui, l'énergie qu'il prête à Pauline étant peut-être une façon d'exorciser ses propres peurs.
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Alayn

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* 08/07/2008, 22:09
Message #57
L'action se situe en Normandie, dans une petite ville portuaire appelée Bonneville. L'héroïne en est Pauline Quenu, fille de Lisa Macquart et du charcutier Quenu (voir "Le Ventre De Paris), orpheline à l'âge de 10 ans et confiée à des cousins appelés les Chanteau.

Héritière d'une fortune assez considérable, Pauline se laisse peu à peu dépouiller d'une grande partie de ses biens par madame Chanteau et son fils Lazare, sans pour autant perdre son amour pour eux, conservant jusqu'au bout la "joie de vivre" qui a donné son titre à l'ouvrage.
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Alayn

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* 08/07/2008, 22:22
Message #58
Tout devrait pourtant la conduire au pessimisme: elle aide les pauvres, qui la remercient en la volant ; elle déborde d'affection pour sa tutrice, qui lui dérobe pourtant une partie de son héritage et se met à la haïr ; amoureuse de Lazare, le fils des Chanteau, elle l'aide à mettre sur pied des projets chimériques, mais voyant que celui-ci lui préfère Louise, son amie et rivale, elle brise ses fiançailles avec Lazare et le pousse à épouser Louise.

Elle garde pourtant confiance au milieu des épreuves et accepte même d'élever Paul Chanteau, fils de Louise et de Lazare, pour qui elle dépensera ses derniers sous.

Photo: tableau de Vincent Van Gogh "Nature Morte avec la Bible" (1885) où apparait également le livre "La Joie De Vivre":
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Alayn

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* 08/07/2008, 22:36
Message #59
13- GERMINAL

"Germinal" est un roman d'Emile ZOLA, le 13ième de la série "Les Rougon-Macquart" et peut-être le plus célèbre.

Il est publié d'abord sous forme de feuilleton dans le magazine "Gil Blas" entre novembre 1884 et février 1885, puis en volume au mois de mars de la même année.
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Alayn

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* 08/07/2008, 22:44
Message #60
L'action se déroule dans le bassin houiller du nord de la France, lors d'une grève provoquée par la réduction des salaires.

Outre les aspects techniques de l'extraction minière et les conditions de vie dans les corons, Emile ZOLA y dépeint les débuts de l'organisation politique et syndicale de la classe ouvrière ainsi que ses divisions entre marxistes et anarchistes.
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