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> Les Vivants et les Morts, Gérard Mordillat

mowgly

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* 14/07/2008, 15:45
Message #1
4° de couverture

"Lui, c'est Rudi. Il n'a pas trente ans. Elle, c'est Dallas. Bien malin qui pourrait dire pourquoi tout le monde l'appelle comme ça. Même elle a oublié son nom de baptême... Rudi et Dallas travaillent à la Kos, une usine de fibre plastique. Le jour où l'usine ferme, c'est leur vie qui vole en éclats, alors que tout s'embrase autour d'eux. A travers l'épopée d'une cinquantaine de personnages, Les Vivants et les Morts est le roman d'amour d'un jeune couple emporté dans le torrent de l'histoire contemporaine. Entre passion et insurrection, les tourments, la révolte, les secrets de Rudi et Dallas sont aussi ceux d'une ville où la lutte pour la survie dresse les uns contre les autres, ravage les familles, brise les règles intimes, sociales, politiques. Dans ce monde où la raison financière l'emporte sur le souci des hommes, qui doit mourir ? Qui peut vivre ?"

Histoire sociale, histoires d'amour qu'on dévore entre frisson, horreur et passion, voilà un livre-monde, un livre-vie comme on en lit peu dans la littérature française d'aujourd'hui.

Télérama
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mowgly

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* 14/07/2008, 15:47
Message #2
Image attachée
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mowgly

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* 14/07/2008, 15:49
Message #3
Le Monde Diplomatique

La guerre sociale

Un grand roman populaire

Sans doute fallait-il une certaine forme de naïveté pour oser écrire Les Vivants et les Morts, une fresque sociale dont les héros sont les ouvrières et les ouvriers d’une usine condamnée à mort par un simple tour de magie financière. Gérard Mordillat semble ignorer qu’on n’écrit plus comme à l’époque de Victor Hugo et de Zola, pas même à celle de Steinbeck et de Dos Passos, peintres de la Grande Dépression américaine des années 1930. De la peinture à grands traits, de la couleur qui s’écrase sur la toile, des dialogues assénés comme des swings, des intrigues multiples qui s’enroulent autour du motif principal, une dynamique narrative qui ignore les temps morts, de la poésie greffée sur le langage de la rue, la priorité donnée à l’émotion brute, native : on reconnaît là les caractères du grand roman populaire, avec une efficacité toute anglo-saxonne. Les Vivants et les Morts n’est pas un livre chic.

Cette esthétique hors mode est ici volontaire, revendiquée et intellectuellement justifiée. De divers côtés, on aimerait nous faire croire que la réalité sociale d’aujourd’hui est un paysage subtil, ombré de nuances, traversé de paradoxes et d’ambiguïtés, offert à l’analyse des esprits les plus sophistiqués et des élites savantes. Une réalité trop complexe pour être comprise par ceux dont le destin est seulement de la vivre, comme une sorte d’énigme. Un monde qui ne pourrait être décrit que par les moyens littéraires les plus délicatement élaborés. Pour Mordillat, au contraire, cette prétendue complexité n’est qu’un nuage de fumée, une illusion de magicien destinée à masquer le vrai caractère des relations sociales de notre époque : la violence implacable, cynique, anonyme et aveugle des détenteurs du capital et la totale vulnérabilité de ceux qui leur sont soumis. Une confrontation à la fois sommaire et piégée, totalement inégale et qui n’a même plus, aujourd’hui, l’alibi du grand soir, pour consoler les défaites : les usines fermées, les emplois délocalisés, les « plans sociaux », les villes et les régions sinistrées, les aides publiques volatilisées. « Une guerre », dit l’un des personnages.

Les Vivants et les Morts raconte donc une histoire ordinaire, celle d’une usine et de ses ouvriers dont un lointain groupe financier – allemand, puis nord-américain – a décidé de se débarrasser après en avoir récupéré les actifs. Soutenus par la ville entière, les salariés de l’usine décident d’aller jusqu’au bout dans la défense de leur emploi et de leur dignité. Gérard Mordillat les suit pas à pas. Il aime ses personnages, sans pour autant chercher à en faire des saints : simplement des « vivants » qu’il oppose aux morts : ceux qui renoncent, ceux qui s’accommodent, ceux qui se mentent dans l’espoir de mieux se vendre.

Ce roman n’en est pas pour autant manichéen. Pour la raison que les « méchants » n’y apparaissent pas. Ils sont les acteurs physiquement absents de cette histoire, comme l’étaient les dieux dans l’épopée, loin des hommes dont ils décidaient le bonheur ou le malheur. Les Vivants et les Morts nous ramène aux origines obscures de l’histoire. On peut se battre contre un adversaire ; on ne le peut pas, on ne le peut plus, raisonnablement, contre ce qui n’a pas de corps, pas de nom et pas de visage.

Pierre Lepape.
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mowgly

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* 14/07/2008, 15:53
Message #4
UNE ADAPTATION DÉJANTÉE

[...]
L’adaptation du roman « Les vivants et les morts » de Gérard Mordillat par Julien Bouffier est un travail de longue haleine. Un roman social de six cents cinquante pages nous est livré sur scène trois heures durant.

Image attachée

Pour être bref, l’histoire se déroule dans une petite ville de l’Est de la France. La Plastikos est une usine de fibre plastique qui a connu les déboires d’une montée des eaux et la mort d’un ouvrier. Et voilà que deux ans plus tard, l’usine est menacée de fermer. Après un premier plan de licenciement, l’usine est liquidée puis vendue. Rudi et Dallas, époux dans la vie, travaillent dans la même structure et ils vont se battre pour sauver leur pain. Mais la catastrophe semble déjà annoncée. Combats, actions militantes et vies intimes se mêlent au dénouement de l’histoire. Finalement l’amour, « c’est tout ce qu’ils ont, le reste ils l’endurent. » sera le mot de la fin [...].

Christelle ZAMORA (Montpellier)


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mowgly

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* 14/07/2008, 15:59
Message #5
"Parce qu’on en lit peu d’identique dans la littérature française d’aujourd’hui, parce que depuis Hugo, Zola, Valles, le roman américain, l’histoire sociale est souvent oubliée par les romanciers (à l’exception de François Bon, Claude Magloire …), il nous est apparu indispensable de rendre hommage au livre " Les vivants et les morts " grand roman de Gérard Mordillat, Grand Prix RTL Lire en 2005.

Rudi, sa femme Dallas, leurs camarades de travail, la Kos (l’usine de fibre plastique) Lorquin le contremaître humain, tellement humain, Les vivants et les morts sont l’épopée d’une cinquantaine de personnages. A la fois, roman d’amour et roman social, à l’heure où une ville lutte contre les conséquences de la mondialisation qui crée le chômage, ravage les familles, brise les couples, huit cents pages qu’on dévore d’une seule traite, des personnages auxquels on s’attache profondément avec les deux mêmes questions lancinantes : qui doit mourir ? qui peut vivre ? Rien d’étonnant que Gérard Mordillat, nouveau membre du jury du Prix du Jeune Ecrivain ait su donner un tel souffle à ce grand roman construit comme une série de plans de cinéma."


Marc Sebbah
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Alayn

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* 14/07/2008, 23:56
Message #6
Bonsoir ! Whaou ! Ben, ça donne envie de le lire ce bouquin. Il a l'air vraiment bien ! Merci Mowgly pour cette présentation: super !

Tant il est vrai que le roman social ou la littérature prolétarienne, voire le polar noir est peu visible.Mais elle existe. Je ne connais pas cet auteur.

Il y a aussi Michel RAGON, Didier DAENINCKX, Frédéric F.FAJARDIE, "Putain d'usine" de notre ami Jean-Pierre LEVARAY etc... Ce sont des auteurs contemporains.

Emile ZOLA ou Jules VALLES ne sont pas morts ! Tant mieux !



"La liberté des autres étend la mienne à l'infini" (Michel BAKOUNINE)
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mowgly

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* 15/07/2008, 11:26
Message #7
Salut,
Ouais je venais de lire "Putain d'usine", qui lui aussi est vraiment génial. Mais c'est vrai que ça n'a rien à voir avec "Les Vivants et les Morts" - et certainement les autres auteurs que tu cites Alayn - car là c'est un vrai roman, avec autant de profondeur politique qu'humaine...
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Alayn

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* 15/07/2008, 19:49
Message #8
Salut ! Oui, oui, certainement, chaque auteur a son univers, son style d'écriture, chaque histoire est différente. Je disais ça parce que dans le pitch était évoqué la rareté des romans sociaux...

Frédéric F. FAJARDIE et Didier DAENNINCK font plutôt dans le polar noir social décapant et Michel RAGON dans le roman historico-social.

Là, dans le livre que tu présentes, on a plutôt l'impression d'avoir affaire à une grande fresque sociale très contemporaine, engagée et réaliste. Un ZOLA moderne ?



"La liberté des autres étend la mienne à l'infini" (Michel BAKOUNINE)
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mowgly

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* 15/07/2008, 22:08
Message #9
C'est exactement ça!!!
D'ailleurs il y a un clin d'oeil, où une des personnages lit Les Misérables
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Alayn

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Lieu : Creuse

* 16/07/2008, 03:13
Message #10
Bonsoir ! Les Misérables ? Là, c'est du Victor HUGO, c'est pas ZOLA...?!



"La liberté des autres étend la mienne à l'infini" (Michel BAKOUNINE)
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mowgly

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* 16/07/2008, 10:23
Message #11
Bonjour!
Non. Mais j'ai pas dit que c'était du Zola. Mais comme on parlait de " fresque sociale dont les héros sont les ouvrières et les ouvriers...", etc. Les Misérables, dans le genre, c'est pas mal et c'est assez significatif.
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Alayn

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Lieu : Creuse

* 16/07/2008, 15:01
Message #12
Salut ! Oui, autant pour moi ! Je dois être trop obnubilé par ZOLA...Victor HUGO est cité également dans le pitch.

Il reste que perso, je pense que la littérature de Victor HUGO et d'Emile ZOLA, c'est pas tout à fait pareil. Un mix des 2 reste néanmoins possible... C'est le cas ?



"La liberté des autres étend la mienne à l'infini" (Michel BAKOUNINE)
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mowgly

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* 16/07/2008, 21:42
Message #13
Alors là ???????????

J'ai pas lu assez des deux pour être suffisament intime avec leurs particularités littéraires et te dire si c'est un mix des deux...

Désolé.

En tout cas ça vaut vraiment le coup de le lire quand même !
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Alayn

Groupe: Modérateur
Lieu : Creuse

* 16/07/2008, 23:01
Message #14
Salut ! Oui, même que peut-être c'est un style différent de Victor HUGO et d'Emile ZOLA réunis ! (arf !)

Il faut le lire !



"La liberté des autres étend la mienne à l'infini" (Michel BAKOUNINE)
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véronique

Groupe: Modérateur
Lieu : creuse/gard

* 26/06/2009, 00:24
Message #15
je l'ai lu......... et j'ai bcp aimé ! tu ris, tu pleures, tu pestes, tu cours et même....... tu sers les fesses !!

facile à lire, difficile à quitter !
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Alayn

Groupe: Modérateur
Lieu : Creuse

* 19/03/2011, 04:37
Message #16
Bonsoir !

Oups, c'est sorti en feuilleton télévisé il y a quelques mois et ça a été diffusé sur France 2 y'a pas longtemps.
J'ai vu quelques extraits: c'est pas mal !
Y'a même des copains/copines anars qui sont dans le film !!!

C'est en coffret 3 DVDs:
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"La liberté des autres étend la mienne à l'infini" (Michel BAKOUNINE)
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Jack

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Lieu : Banize

* 22/03/2011, 21:32
Message #17
Ben dis donc véronique, ça doit pas être triste de te voir lire!!! laugh.gif




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véronique

Groupe: Modérateur
Lieu : creuse/gard

* 22/03/2011, 21:38
Message #18
t'as pas vraiment tort ! mon doudou rigole parfois tongue.gif
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Jack

Groupe: Webmaster
Lieu : Banize

* 22/03/2011, 22:03
Message #19
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