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> littérature de jeunesse, le meilleur en nouveauté ou réédition pour les 5/15 ans

TAIWAN

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* 13/11/2015, 09:09
Message #141
Dans un très large format de 25 x 29 cm, les auteurs Pierre Crooks et Nicolas Lacombe nous content un voyage sur toute une année d'un escargot. Cela nous permet de voir la succession des saisons : hiver, printemps, été, automne puis de nouveau hiver.

Pour ce voyage, il va recevoir l'aide de divers animaux qui vont se faire un plaisir de le transporter. On découvrira sur l'avant-dernière double-page qu'il est un des Père Noël de l'univers, celui des escargots. On aurait gagné d'ailleurs à rendre plus explicite le dessin final où à côté de notre père Noël des escargots, on voit la moitié basse d'un père Noël humain et à l'arrière-plan un père Noël qui semblerait oiseau. L'escargot déposant ses cadeaux au pied d'une salade, on pourrait demander aux enfants où tel petit d'animal trouve ses cadeaux (nid, niche, corbeille, tanière…).

L'originalité des illustrations tiens au graphisme, basé sur la technique du scotch ; elles portent bien une dimension onirique avec un aspect très recherché dans ses couleurs. On aurait été heureux de voir expliqué cette technique dans une page documentaire afin de donner moyeu au jeune lecteur de se l'approprier pour une création originale de sa part en prolongement. On trouve des explications générales sur cette technique par Nicolas Lacombe ici

https://www.youtube.com/watch?v=1sV5Csnv45E

Une présentation de l'album par une vidéo est là

https://www.youtube.com/watch?v=8RzNjCX3KQ0,

elle est accompagnée par une adaptation de la musique du Temps des cerises.

"Le père Noël des escargots" de Pierre Crooks et Nicolas Lacombe. Balivernes, 2015. 32pages. 13 euros.
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TAIWAN

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* 20/11/2015, 19:47
Message #142
Cet album fait partie d'une collection où on compte plusieurs contes (sic) adaptés et il ne serait pas interdit de mettre de qui est la première version écrite connue, ici on sait que ce récit fut publié pour la première fois en 1824 par Andersen et on aurait aimé voir ce nom mentionné.

Ici on ne fait pas l'impasse par l'étape de la grand-mère comme ont pu le faire certaines versions comme celle illustré par Stenvert chez Mijade ou celle dessinée par Agusti Asensio publié par Encyclopédie & connaissances. Le style graphique est proche de celui des dessins animés pour enfants, avec un très bon rendu des sentiments et l'illustration occupe toute la moitié droite du livre. Seul les volatiles sont habillés comme des humains, les autres animaux ont leur apparence naturelle.

Le récit de Magdalena modère quelque peu le sentiment de rejet qui frappe le héros. On sait que les questions de l'identité et de l'altérité sont posées là. Voici un des moments clés tel qu'il est raconté par Magdalena :

« La maman cane couve et attend. Un matin, enfin, l'œuf craque. La cane voit son petit dernier. Il ne ressemble pas aux autres canetons, il est grand et laid. » (page 8)


"Le vilain petit canard" de Magdalena et Maurèen Poignonec. Castor poche, 2015. 31 pages. 5, 60 euros.
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TAIWAN

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* 20/11/2015, 21:17
Message #143
L'ouvrage propose un récit qui démarre ainsi :


« Au bord du lac Tai dans le sud de la Chine vivait une famille : un père, une mère et leur fille. La mère mourut alors que l'enfant était encore jeune. Le père, soucieux de trouver une compagnie à sa fille, lui offrit un poulain blanc. »


Les barbares du nord une fois de plus attaquent la muraille de Chine et le père d'une jeune fille est appelé aux armées. La jeune fille vit très mal l'absence de son père au bout de quelques mois, aussi elle promet à son cheval de l'épouser s'il va chercher son père dans la zone des combats et le lui ramène. Ce que fait le cheval, mais la jeune fille oublie sa promesse. Le cheval meurt dans des circonstances tragiques et est dépouillé de sa peau. Cette peau entoure la jeune fille et cette dernière ainsi emprisonnée s'élève dans les airs. De là va apparaître un événement qui transforme ce récit en conte explicatif sur l'origine de la soie : une explication merveilleuse est donnée à un phénomène naturel. Ce texte est adapté d'un récit tiré d'un recueil intitulé "À la recherche des esprits", c'est l'une des 450 histoires réunies par Gan Bao au IVe siècle.


L'illustration est réalisée en broderie, ce qui assure un magnifique rendu et en plus dossier documentaire sur la soie est fourni. Outre l'explication du dessin du caractère chinois désignant la soie, on trouve un dessin montrant l'évolution du cocon au paillon et une carte de la route de la soie.


"La fille et le cheval blanc : aux origines de la soie en Chine" de Chun-Liang Yeh et Minji Lee-Diebod. Hongfei, 2015. 40 pages.

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* 22/11/2015, 18:39
Message #144
Kalimbo, l'enfant d'un arbre est le fruit d'un travail d'équipe. C'est un conte musical, qui et présenté sur un CD d'une durée d'environ 45 mn. Le grand messager Vaudou Papa Legba rencontre un petit tonneau Kalimbo. Ce dernier nous conte son voyage, dans le cadre du commerce triangulaire, du port de Bordeaux jusqu'aux Antilles en passant par l'Afrique. D'autres personnages entrent en jeu comme pour les personnages sympathiques : Sipho la petite bergère africaine, le grand frère Donga de celle-ci (c'est lui qui va transformer le tonneau en tambour), les nègres marrons qui ont fui la plantation pour se réfugier dans la forêt. Mais il y a aussi les chasseurs d'esclaves et des sortes de gardes-chiourme.

Parti tonneau notre héros termine donc son périple comme devient tambour gwo-ka, symbole de la liberté retrouvée pour les esclaves. On suit bien ce que le bateau transporte sur les trajets, on nous évalue le temps total pour réaliser le circuit à dix-huit mois.

Ce conte musical mélange habilement musiques traditionnelles et airs modernes ; les textes ont à la fois une forte dimension historique, narrative et poétique.

Voici deux extraits de texte de chanson :

« Les chardons de la révolte


Sous nos pieds une terre, moins rouge que celle d'Afrique,

Et des arbres si hauts qu'on ne voit plus le ciel

Dans nos yeux, la colère, plus rouge en avançant,

Et dans nos mains nos lances, pour faire couler le sang.

La terre devient rouge, comme celle d'Afrique,

Et l'on entend au loin résonner les rythmiques,

Les tambours endiablés, jusqu'au chant des guerriers,

Et ceux des affranchis aussi.

Aux marches du palais, les têtes vont tomber,

Personne ne se baissera, pour vous les ramasser.

Et quand sur le pavé l'orage sera passé,

La pluie emportera le sang qui a coulé ».


« L'enfant d'un arbre (…)


Je suis l'enfant d'un arbre qu'on a déraciné,

Mais j'ai gardé de l'arbre, sa force, sa dignité,

Ses nervures et ses veines, ses blessures et ses peines,

Un doux parfum d'ébène sur ma peau africaine.

Kalimbo exilé

Te voilà adopté

Kalimbo exilé,

Telle est ta destinée. »

Pour en savoir plus sur le contenu du CD et le spectacle, on se reportera à http://kalimbo.fr/index.html

Kalimbo, l'enfant d'un arbre de Jean-François Delfour et Edmony Krater. Sphere France, LGSR. 12 euros.
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* 23/11/2015, 08:10
Message #145
Astrid Lindgren a écrit ces récits vers la fin des années 1950, ils sont ici traduits pour le texte par Alain Gnaedig ; Astrid Lindgren avait placé heureusement nombre de dialogues dans des bulles. On est donc en présence d'albums de BD (avec des histoires découpées en quatre pages) et non une série de romans. Le personnage de Fifi est très rapidement entré dans le patrimoine international de la littérature de jeunesse.

Rappelons que les aventures de "Fifi Brindacier" paraissent d'abord sous forme de roman. Fifi, le personnage principal, vit dans la Villa Drôlederepos également appelée Villa Villekula avec un petit singe Monsieur Nilsson (ou Monsieur Dupont), et un cheval Oncle Alfred. Ces histoires de Fifi a contribué à lutter contre les représentations stéréotypées et sexistes des enfants dans les livres pour la jeunesse. Elle a évidemment des problèmes avec nombre d'autorités qui s'inquiètent du devenir de cette enfant vivant seule; elle pourrait même passer pour insolente avec nombre d'adultes (y compris avec sa maîtresse). Pour ses petits camarades, elle fait preuve d'imagination dans l'invention de jeux et de générosité.

On sait que le personnage de Lisbeth Salander de la série Millenium est inspiré de celui de Fifi Brindacier.

"Fifi Brindacier: Fifi ne veut pas grandir et autres bandes dessinées" d'Astrid Lindgren. Hachette, 2015. 59 pages.

"Fifi Brindacier: Fifi s'installe et autres bandes dessinées" d'Astrid Lindgren. Hachette, 2015. 59 pages.

"Fifi Brindacier: Fifi arrange tout et autres bandes dessinées " d'Astrid Lindgren. Hachette, 2015. 59 pages.
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* 23/11/2015, 18:37
Message #146
Voici une suite d'ouvrages chez Gulf Stream qui permettent de solliciter la curiosité des jeunes lecteurs autour d'animaux, plantes ou minéraux insolites. Cet ouvrage "Les petites bêtes associées pour le meilleur et pour le pire" prolonge des titres, chez le même éditeur bâtis sur le même modèle, comme "Les petites bêtes sans queue ni tête", "Les bêtes dangereuses, dévoreuses, venimeuses" et "Les bêtes biscornues, saugrenues, toutes nues".

Avec "Les petites bêtes associées pour le meilleur et pour le pire" on est souvent dans le domaine de la grosse bête associée au petit animal comme le poisson le marbré et le poux de langue, la murène et la crevette nettoyeuse, le fourmilier géant et les termites. On voit d'ailleurs à travers cet exemple que l'on est là dans l'ordre du prédateur et de sa proie.


D'autres chapitres avec d'autres relations que le type prédateur/proie, ils sont intitulés "Les profiteurs", "Ceux qui font horreur", "Les collaborateurs" et "Les coopérateurs". Comme d'habitude le dernier point réfléchit sur la forme que le type de relations étudié prend chez l'homme. Les derniers pages développent l'exemple du chien et de l'homme après avoir rappelé qu'en offrant un abri à certains animaux, l'être humain leur a pris par exemple leur lait et leurs œufs.



Contrairement à ce qu'on attend spontanément en lisant le titre, nous ne découvrons pas seulement deux membres de l'espèce animale car une bête peut être associée à une plante comme la cochenille et le figuier de Barbarie ou un animal avec un protozoaire comme la souris et le toxoplama.

Tous les couples ont droit à une double-page, la page de gauche donne la silhouette générale des deux protagonistes et diverses informations scientifiques globales. Sur la page de droite des aspects insolites de cet animal sont développés et trois dessins humoristiques, le plus souvent avec bulles, sont proposés pour renforcer le message spécifique à cette bête-là. En résumé, voilà un ouvrage qui est d'un excellent niveau de vulgarisation et qui est d'un aspect et d'un contenu très attrayant.


"Les bêtes associées pour le meilleur et pour le pire" de Jean-Baptiste de Panafieu, Anne-Lise Combeaud et Mathieu Rotteleur. Gulf stream, 2015. 85 pages. 16 euros.
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* 30/11/2015, 23:33
Message #147
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