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> Le nucléaire, Les déchets radioactifs

papounet

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Lieu : La Creuse

* 09/01/2008, 09:07
Message #1
J'ai sous-titré ce sujet "les déchets radioactifs" parce que, au final, ce sont eux qui posent et poseront problèmes. Bien sûr, si on n'exploitait pas l'énergie nucléaire, il n'y aurait pas de déchets !! De plus, la réflexion ne doit pas porter uniquement sur les centrales nucléaires, en effet, pour les alimenter, il faut bien extraire des minerais ayant des propriétés bien spécifiques, parmi ceux-ci on trouve principalement l'uranium et le plutonium (durée de vie: 4,5 milliards d'années pour le premier et 24 000 ans pour le second).

Au cours de la fission d'un noyau d'uranium ou de plutonium, une grande quantité d'énergie est lbérée; plusieurs neutrons sont émis en même temps, provoquant d'autres fissions. Pour éviter que les réactions en chaîne ne se fassent trop rapidement, le réacteur contient des éléments qui les contrôlent (barres contenant par exemple du carbure de bore). Pour refroidir le réacteur, on utilisera l'eau d'un fleuve situé à proximité. Cette eau est ensuite rejettée sous forme de vapeurs ou dans le fleuve après avoir été refroidie.

Bessines-sur-Gartempe, situé à 35 kilomètre au nord de Limoges, dans le département de la Haute-Vienne, fut un bassin d'extraction du minerai d'uranium de 1948 à 1995.

Image attachée

"Le site est aujourd'hui réaménagé selon les standards environnementaux les plus exigeants et fait l'objet d'un contrôle radiologiques permanent" (source AREVA).

Actuellement, l'établissement de Bessines est organisés en trois entités:

- Le Centre d'études et de suivi des anciennes activiés minières France et Etranger (CESAAM) qui assure le suivi environnemental des sites réaménagés et en cour de réaménagement;
- le Service d'études de procédés et analyses (SEPA);
- Une infastructure consacré à l'entreposage d'oxyde d'uranium appauvri.

Les seules installations qui ont encore des activités de type industriel sur ce site sont les stations de traitement des eaux. Enfin, il y a des possibilités de visiter ce site...

En mai 1999, une plainte a été déposée par "Sources et rivières du Limousin", une association de défense de l'environnement, qui accuse la Compagnie générale des matières nucléaires (Cogema) d'avoir pollué plusieurs cours d'eau qui traversent l'ancien bassin minier d'extraction d'uranium où étaient entreposés des déchets radioactifs. "Cette pollution affecte également le lac de Saint-Pardoux, une des principales bases de loisirs du Limousin" et les rivières contaminées alimentent un des réservoirs d'eau potable de Limoges, selon France nature environnement, qui s'est portée partie civile.

Le 6 septembre 2002, la Cogema est mise en examen à Limoges pour "pollution et dépôts de déchets" sur plusieurs sites de Haute-Vienne (Bessines, Compeignac, Razès, Saint-Sylvestre et Saint-Pardoux).

Image attachée
Vue sur le lac de Saint-Pardoux
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véronique

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* 09/01/2008, 11:50
Message #2
et alors.........la cogema mis en examen en 2002......c'est tout ?
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papounet

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* 09/01/2008, 12:19
Message #3
Gourmande !!! laugh.gif laugh.gif



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papounet

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* 09/01/2008, 14:04
Message #4
Bon allez, suite et fin de la saga "COGEMA /AREVA"...

le 13 mais 2003
Le procureur de la République de Limoges requiert un non-lieu concernant Cogema en s'appuyant sur un rapport de la DRIRE qui dédouanait complétement Cogema.

Le 18 mai 2003
Le juge d'instruction prend une ordonnance de renvoi d'AREVA (ex Cogema) devant le Tribunal correctionnel de Limoges pour "pollution d'eau et abandon de déchets". Ce même jour, le Parquet fait appel de l'ordonnance de renvoi devant le Tribunal correctionnel en saisissant la Chambre d'instruction de la Cour d'appel de Limoges.

Le 13 décembre 2003
Audiance à huis clos.

Le 13 janvier 2004
Le préfet de Haute-Vienne prend un Arrêté préfectoral demandant à Cogema d'établir un bilan de la situation réglementaire des différents sites exploités.

Le 11 mars 2004
"Sources et rivières du Limousin" présente un recours gracieux, préalable à un recours contentieux demandant au préfet de prendre un arrêté conforme à la connaissance qu'il y a pollutions existantes (comme pour le lac de Saint-Pardoux) et de diligenter une expertise par un organisme indépendant (car la Cogema était compétente pour expertiser ses propres activités !).


Le 26 mars 2004
La Chambre d'instruction de la Cour d'appel de Limoges rend un arrêt historique contre Cogema en confirmant son renvoi en correctionnelle.


Le 4 novembre 2004
La Cour de Cassation déclare irrecevable le pourvoi formé par Cogema, confirmant la décision de la Cour d'appel de Limoges de renvoi devant le Tribunal correctionnel de Limoges.

Le 24 juin 2005
Comparaison devant le Tribunal correctionnel de Limoges. Le procureur de la République considérait que le délit de pollution n'était pas constituté et s'en remettait à l'appréciation du Tribunal. Le jugement est mis en délibéré au 14 octobre 2005.

14 octobre 2005
Le Tribunal correctionnel annonçait la relaxe de Cogema.


Dans cette bataille judiciaire, le pot de terre s'est bien battu. Une petite association locale a réussi à traîner une puissante société devant les tribunaux et aura tenu bon jusqu'au dernier recours.



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véronique

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* 09/01/2008, 15:20
Message #5
CITATION(papounet @ 09/01/2008, 14:04) *
Bon allez, suite et fin de la saga "COGEMA /AREVA"...


14 octobre 2005
Le Tribunal correctionnel annonçait la relaxe de Cogema.


Dans cette bataille judiciaire, le pot de terre s'est bien battu. Une petite association locale a réussi à traîner une puissante société devant les tribunaux et aura tenu bon jusqu'au dernier recours.


relaxe, cela veut dire "innocenter" ? la cogema a gagné ?
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papounet

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* 09/01/2008, 15:37
Message #6
Après avoir évoqué le site de Bessines-sur-Gartampes, voici quelques données générales sur l'uranium et sur l'ancienne mine de La Ribière (Creuse).

Lorsque la très faible proportion d'uranium qu'on extrait des mines s'en va vers les centrales, la gangue radioactive reste sur place, la plupart du temps à ciel ouvert.

Le sous-sol français est riche en uranium. La France reste le premier producteur d'Europe. Depuis environs 40 ans, 47,5 millions de tonnes de minerai ont été traitées en France, d'abord par le CEA (Commissariat à l'énergie atomique), puis en 1976 par sa filiale Cogema (Compagnie générale des matières nucléaires) devenue en mars 2006 le groupe AREVA qui gère actuellement 85% des ressources nationales, l'autre exploitant étant le groupe Total. C'est 70 000 tonnes d'uranium qui ont été exploitées depuis 1946.

Il existe en Creuse, à La Ribière, commune de Domeyrot, une ancienne mine d'uranium à ciel ouvert abritant près de 200 000 tonnes de résidus d'une radioactivité d'environ 2TBq, dont 1TBp en radium 226. Ce site a fait l'objet d'une exploitation minière de 1959 à 1964, sur laquelle étaient implantées des installations de lixiviation (*) en stalles avec fixation de l'uranium sur résines (1982/1985) représentant 192 000 tonnes et des résidus de lixiviation statique pour 5000 tonnes. Installations démantelées, site réaménagé et clôturé (source ANDRA, inventaire des sites, 2006).

(*) Lixiviation : C'est la percolation lente de l'eau à travers le sol, accompagnée de la dissolution des matières solides qui y sont contenues.



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papounet

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* 09/01/2008, 15:39
Message #7
Heu, Véronique, plus exactement "non coupable" !

Une personne est innocente quand il a été reconnu et prouvé qu'elle n'avait pas commis ce pourquoi elle était poursuivi.

La relaxe intervient quand il n'a pas été apporté la preuve de la culpabilité. Dans le cas de la Cogema, elle a déclaré avoir exercer son activité en respectant les textes et normes en vigueurs !



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véronique

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* 09/01/2008, 20:27
Message #8
mouai, donc la cogema "a gagné".......pas de souci, pas de frais, encore une fois un "gros" s'en sort sans bobo!
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papounet

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* 10/01/2008, 11:44
Message #9
Cela aura eu le mérite de démontrer que l'industrie du nucléaire ne pouvait pas faire n'importe quoi, ou alors plus discrètement !!

A l'occasion de la vidange du lac de Saint-Pardoux, le 14 juin 2006, AREVA entreprit un curage partiel des sédiments. 10 000 m3 de boue radiologique furent retirés et transportés... à quelques kilomètres dans l'ancienne mine d'uranium de Bellezane dont le sol n'est pas étanche. Coût de cette opération 350 000 euros.

Ces 10 000 m3 ont rejoint les 1,5 millions de tonnes de déchets qui y sont déjà stockés !

Cela ressemble au jeu de "la patate chaude" !!

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papounet

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* 10/01/2008, 20:09
Message #10
Pour continuer...

Petit rappel chronologique sur le "fameux nuages de la centrale nucléaire de Tchernobyl" et sur la tromperie des autorités françaises.

Le 26 avril 1986
Le réacteur numéro 4 de la centrale ukrainienne de Tchernobyl explose.

Le 29 avril 1986
Le nuage radioactif atteint la France, il est détecté par les systèmes de la centrale de Cattenom près de la frontière luxembourgeoise. Le gouvernement français estime qu'aucune mesure de sécurité n'est nécessaire. Le Service centrale de protection contre les rayons ionisants (SCPRI) du professeur Pellerin annonce "qu'aucune élévation de la radioactivité n'a été constatée".

Le 30 avril 1986
Au bulletin météorologique d'Antenne 2, Brigitte Simonetta annonce que la France est protégée du "nuage" par l'anticyclone des Açores.

Le 2 mai 1986
Le professeur Pellerin diffuse un communiqué selon lequel : "les prises préventives d'iode ne sont ni justifiées ni opportunes" et "il faudrait imaginer des élévations dix mille ou cent mille fois plus importantes pour que commencent à se poser des problèmes significatifs d'hygiène publique".

Le 6 mai 1986
Communiqué de presse du ministère de l'Agriculture : "le territoire français en raison de son éloignement, a été totalement épargné par les retombées de radionucleides consécutives à l'accident de Tchernobyl".

Le 7 mai 1986
L'OMS indique que "des restrictions quant à la consommation immédiate de lait peuvent demeurer justifiées".

Le 16 mai 1986
Réunion de crise au ministère e l'Intérieur. En Corse, du lait de brebis présente une contamination par l'iode 131 anormalement élevée (plus de 10 000 becquerels par litre). Une note du même jour émanant du Ministre de l'Intérieur précise : "nous avons des chiffres qui ne peuvent pas être diffusés".

Dans l'instruction d'une plainte déposée en France en 2001, par des personnes ayant contracté un cancer de la thyroïde, un rapport demandé par le juge d'instruction émet des conclusions sévères pour le SCPRI. Selon ce rapport, le SCPRI a fourni des cartes "inexactes dans plusieurs domaines" et "n'a pas restitué toutes les informations qui étaient à sa disposition aux autorités décisionnaires ou au public".

Le professeur Pellerin, mis en examen en mai 2006 pour "tromperie" avait "recruté des correspondants autour de relations personnelles" et sans qualifications scientifiques. Le système de collecte des données du SCPI se résumait à "une dizaine de stations de collecte sur le territoire national, opérées par des personnes n'ayant aucun rapport avec le milieu scientifique". Le SCPRI continuera à diffuser plusieurs communiqués rassurants affirmant notamment que "l'élévation relative de la radioactivité" en France était "très largement inférieure aux limites réglementaires".


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véronique

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* 10/01/2008, 21:18
Message #11
bon boulot de la part des douaniers français.... le nuage n'avait pas ses papiers en règle........ allez hop ! demi tour et que ça saute !!

de l'autre coté du Rhin, dès le lendemain de l'explosion, les agriculteurs et maraîchers recevaient l'ordre de détruire leurs productions......

encore une bonne blague ! avec la vache folle, le sang contaminé, l'amiante, etc, etc.......... pas de problème on peut faire confiance à nos dirigeants (et ce, qq que soit leur couleur politique) blink.gif
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papounet

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* 11/01/2008, 15:28
Message #12
Ma "pauvre" Véronique, le pire c'est que certains y ont cru !! Et "ils" continuent à croire qu'en France "on" a tout prévu !! huh.gif



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Jack

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Lieu : Banize

* 11/01/2008, 15:46
Message #13
CITATION
Le 30 avril 1986
Au bulletin météorologique d'Antenne 2, Brigitte Simonetta annonce que la France est protégée du "nuage" par l'anticyclone des Açores.

Ha le fameux anticyclone des Açores... Très fort sur le plan "inconscient"!




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papounet

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* 12/01/2008, 09:19
Message #14
La mémoire humaine a cette faculté étonnante, c'est d'oublier bien vite et de passer à un autre sujet... Bref, d'évacuer se qui est génant !

Sans parler des mesures concrètes mises en place sur le site même, et dont l'efficacité n'est pas totalement démontrée (le sarcophage n'est qu'un pis-aller), combien de morts, de cancers, ou de malformations dus aux irradiations comptabilise-t-on 20 ans après l'explosion du réacteur numéro 4 ?

4000, comme l'affirme un rapport très critiqué publié sous l'égide de l'Onu en septembre 2005 ? Entre 30 000 et 60 000, comme l'annonce une nouvelle étude de scientifiques britanniques publiée en avril 2006 ? Ou plusieurs centaines de milliers comme l'affirment certaines organisations, telle l'organisation internationale des médecins pour la prévention de la guerre nucléaire, IPPNW, ou Greenpeace ? Il est probable qu'on ne le saura jamais !!

Aujourd'hui, l'OMS et l'Agencce internationale de l'énergie atomique (AIEA) ne reconnaissent comme conséquence directe de l'accident de Tchernobyl que... 50 morts d'irradiations aiguës et 4000 cas de cancers de la thyroïde (dont une dizaine seraient décédés). Mais, selon le docteur Khudoleï, directeur du centre indépendant d'expertise écologique à l'Académie des sciences de Russie, rien qu'en Russie, il y aurait aujourd'hui 67 000 morts imputables à Tchernobyl.

Une des raisons pour lesquelles il est si difficile de s'accorder sur un bilan humain réside dans le nombre de personnes concernés par l'accident. Car en plus des liquidateurs et des résidents des territoires fortement contaminés, des millions de personnes ont été exposées à de faible doses de rayonnement. En effet, après l'explosion de la central, le nuage radioactif s'est déplacé au gré du vent (l'anticyclone des Açores ne pouvait être partout, déjà bien qu'il protège la France !!). On estime aujourd'hui qu'il a recouvert près de 40% de l'Europe.

Selon une récente étude menée par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), le "fardeau" lié à Tchernobyl en Europe pourrait s'élever à plus de 40 000 cancers, dont 16 000 pourraient être mortels d'ici 2065. Mais à cette date, qui se souviendra de ce 26 avril 1986, date à laquelle le réacteur numéro 4 de la centrale atomique de Tchernobyl explosa, oui qui ?


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Contamination des sols européens par le césium 137



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Alayn

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* 12/01/2008, 20:19
Message #15
Bonsoir ! Ah, le sujet qui fâche ! (je rigole !) Super bien documenté, hyper interessant, une fois de plus, Papounet, bravo !

Nous traînions à une époque avec quelques potes anti-nucléaires du côté de Bessines. A Bellezane où les camions déchargeaient les déchets sans protection. On en a fait des manifs contre cette saloperie (désolé, y'a pas d'autres mots). Le triangle de la mort qu'on l'appelait. Toute la région de Bessines est contaminée.
Il y a eu aussi le scandale de l'école de Bessines où le remblai des fondations était fait de remblai contaminé: les compteurs Geiger sautillaient.
On avait fait également des pétitions contre le lac de St Pardoux pour dénoncer sa contamination: écrit en français et en hollandais car beaucoup de touristes de ce pays venaient s'y baigner...
Plein d'actions et puis les tribunaux ont tranché...

L'uranium n'est plus exploité en France (d'où la fermeture des mines de Bessines) mais provient essentiellement du Gabon car moins cher...

Et puis, il n'y a pas que le nucléaire civil, il y a le militaire...

Tchernobyl: les Alpes ont arrêté une partie des nuages radio-actives, c'est pourquoi les Alpes sont contaminées à des doses dans certains coins faisant exploser les Geigers. Et puis ce mensonge d'Etat (c'est tout à fait exact) éhonté comme quoi la France n'aurait que très peu été touché, voire pas du tout. Fallait pas bon manger à l'époque des champignons qui concentrent à mort la radio-activité !

La France est le pays où il y a le plus de centrales nucléaires, çà craint vraiment ! Les déchets, on les enterre dans des soi-disants laboratoires (Bure...). Mais dans quelques centaines d'années, est-ce que les générations futures se rappelleront des lieux d'enfouissement ? Rien n'est moins sur... Au secours !

Du côté d'Auzances, la COGEMA ou l'Andra plutôt voulait ouvrir un laboratoire d'enfouissement car le granit est soi-disant fiable et costaud... heureusement, également là-bas, une petite assos a fait capoter le projet.

Ah ! y'a plein de trucs à dire sur ce sujet !



"La liberté des autres étend la mienne à l'infini" (Michel BAKOUNINE)
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papounet

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* 15/01/2008, 11:27
Message #16
Merci Alayn...

Une loi sur les déchets a été votée en France en 2006 (loi n° 2006-739 du 28 juin 2006 de programme relative à la gestion durable des matières et déchets radioactifs). Elle valide la solution de l'enfouissement. Elle confirme que les trois pistes, prévus par la loi de 1991 (loi n° 91-1381 du 30 décembre 1991 relative aux recherches sur la gestion des déchets radioactifs, dite "loi Bataille"), doivent être poursuivis, il s'agit de l'entreposage "temporaire en sub-suface" qui sera mis en oeuvre en 2012, puis, l'enfouissement prévu en 2020-2025 et enfin, la transmution à partir de 2040.

Les premières tentatives officielles pour trouver un site d'enfouissement ont lieu dans les années 1980. Elles se heutent à un rejet massif des populations.

En 1999, l'ANDRA (Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs) avait sélectionnée 15 sites potentiels pour l'implantation de centres d'enfouissement de déchets nucléaires à vie très longue dans un sol granitique. Ces sites étaient situés en Bretagne, en Limousin, en Haute-Vienne dans le canton d'Auriat, dans la Creuse, canton de Crocq-Sernoël, en Corrèze, canton de Saint Julien le Vendornois. Le Cantal, l'Aveyron, la Dordogne, La Vendée, et les Deux-Sèvres étaient également concernés.

En août 1999, l'autorisation était accordée à Bure (Meuse) après de nombreuses tractations financières avec les élus locaux !

Les déchets les plus dangereux seront donc enterrés à Bure (Meuse) à 500 mètres sous terre. Un laboratoire de recherche a été mis en chantier sur ce site en 1999. Acté dans la solution "Argile 2005".

L'ANDRA a étudié la faisabilité d'un stockage en France dans l'argile et dans le granite. Il en a résulté deux études et deux dossiers "Argile 2005" et "Granite 2005" qui sont toujours d'actualité !

A suivre,



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papounet

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* 21/01/2008, 08:09
Message #17
Taïwan envisage de transporter vers la France ses déchets nucléaires alors que ses deux sites de stockage arriveront à saturation d'ici à 2011.

La compagnie d'électricité publique taïwanaise Taïwan Power Compagny (Taipower) a demandé l'an passé aux autorités de pouvoir accroître ses capacités de stockage sur ses deux sites mais n'a pas reçu l'autorisation, indique le journal de Taïwan "China Times". S'il est approuvé, ce projet d'extension des capacités de stockage pourrait déclencher une vague de protestation des mouvements environnementalistes.

Comme solution, Taipower envisage de faire transporter en France ses déchets radioactifs. Le groupe nucléaire Areva a déjà soumis une proposition à Taipower, selon ce même journal.

Dans le passé, Taipower avait envisager d'expédier ses déchets nucléaires vers la Corée du Nord mais avait dû faire marche arrière face à la réaction de la Corée du Sud et de ses mouvements antinucléaires.

Le jeu de la "patate chaude" s'internationalise !!



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papounet

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* 05/06/2008, 17:53
Message #18
Alerte nucléaire européenne !


Hier, en fin de journée, la Commission européenne a émis un bulletin d'alerte nucléaire à l'attention des 27 pays membres de l'Union européenne.

Bruxelles avait été informée, à 17 heures 38 locale/15 heures 38 GMT, par la Slovénie d'un problème sur le circuit de refroidissement primaire de la centrale de Krsko, une ville de 25 000 habitants dans le sud-est de la Solvénie, à proximité de la Croatie. Le réacteur de la centrale a été mis à l'arrêt et la "fuite relativement peu importante est restée contenue dans l'enceinte de confinement", "sans rejet dans l'environnement" selon la Commission. Une équipe du directorat européen de l'énergie a été placée en alerte.

L'administration slovène de sûreté nucléaire a de son côté annoncé "qu'il n'y a pas eu d'impact sur l'environnement et aucun n'est attendu", affirme le communiqué signé par le chef de l'agence slovène, Andrej Stritar, ajoutant que l'incident "n'a pas affecté les employés, la population proche ou l'environnement". Le débit de la fuite était de 2,4 mètres cubes/heure, le réacteur fonctionnait à pleine puissance. Le circuit de refroidissement primaire est en contact direct avec le combustible du réacteur, et l'eau de ce circuit est donc radioactive.

En Autriche, pays voisin de la Slovénie, l'Agence internationale de l'énergie atomique, dont le siège se trouve à Vienne, a fait savoir qu'elle "recueille des informations" sur cet incident. Le ministère autrichien de l'Environnement a déclaré ne pas avoir constaté de niveaux anormaux de radioactivité. Mais le ministre, Joseph Proell, a souligné qu'il veut savoir pourquoi l'Autriche n'a été informée de cet incident que par l'UE, et pas directement par les autorités slovènes.

La centrale de Krsko, exploitée conjointement par la Slovénie et la Croatie, a été construite en 1983. Elle est équipée d'un réacteur à eau sous pression Westinghouse de conception américaine d'une puissance de 700 mégawatts, explique l'Autorité de sûreté nucléaire française (ASN), informé de l'incident survenu à 15 heures 07 par le système de notification européen ECURIE, qui permet à un Etat d'informer les autres états membres.

Le système d'alerte "Ecurie" a été créé par l'UE en 1987 après la catastrophe de la centrale soviétique de Tchernobyl. Il permet aux Etats membres de communiquer en cas "d'accident nucléaire majeur ou d'urgence radioactive". Il est utilisé fréquemment, a indiqué le porte-parole de la Commission chargé de l'Energie, l'Espagnol Ferran Tarradellas. Mais il est très rare que Bruxelles juge que l'incident vaille la peine d'être rendu pubic.



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la centrale nucléaire de Krsko en 2004 (AFP)



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Alayn

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* 05/06/2008, 18:23
Message #19
Bonsoir ! Aie, aie, craignos ! Les autorités minimisent toujours, histoire de pas trop affoler. Tant pis si les populations sont contaminées.

Et puis le nucléaire, c'est comme l'argent, ça n'a pas d'odeur !

Quand il y a eu l'accident de Tchernobyl en 86, j'étais en Asie, donc de l'autre côté. Combien d'Européens(nnes) j'ai vu venir se réfugier en Asie à l'époque ! C'est d'ailleurs comme çà que j'ai su que Tchernobyl avait péter.

"Global 2000" (assos écolo) a fait des mesures de radio-activité autour de la centrale nucléaire: elle n'a rien détectée. Pour le moment...



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Alayn

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* 08/07/2008, 17:33
Message #20
Bonjour ! MANIF ANTI-NUCLEAIRE à Paris samedi 12 juillet.

Plus d'infos sur: http://anarchie23.centerblog.net
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