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> Ces écolos nous font chier !

Jack

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* 04/12/2009, 08:45
Message #21
Bah, ils vont pondre quelques taxes planétaires supplémentaires pour amuser la galerie!




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papounet

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* 04/12/2009, 09:25
Message #22
CITATION(gene @ 04/12/2009, 08:41) *
je vais être très brève au sujet de la réunion de Copenhague, ce serait pas par hasard une occasion pour manger aux frais de la princesse, sûrement que de bonnes choses seront servies


La gastronomie danoise... je sais pas ! Gratis, ça c'est sûr !



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véronique

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* 04/12/2009, 19:52
Message #23
CITATION(Jack @ 04/12/2009, 08:45) *
Bah, ils vont pondre quelques taxes planétaires supplémentaires pour amuser la galerie!

oui, je pense que c'est cela qui va en ressortir de cette "garden party"........ des taxes pour les petits et des arrangements pour les gros industriels ! et dans 10 ans rien n'aura changé sur les émissions de gaz à effet de serre ....... angry.gif
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papounet

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* 04/12/2009, 19:56
Message #24
CITATION(véronique @ 04/12/2009, 19:52) *
dans 10 ans rien n'aura changé sur les émissions de gaz à effet de serre ....... angry.gif


Alors, on ne sera plus là ! ohmy.gif



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véronique

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* 04/12/2009, 19:59
Message #25
sérieusement dans "seulement" 10 ans "on" devrait, je pense, encore être là........ mais dans quel état ???????
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papounet

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* 04/12/2009, 20:02
Message #26
Oui, dans quel état j'erre ! laugh.gif



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Jack

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* 05/12/2009, 16:59
Message #27
CITATION
et dans 10 ans rien n'aura changé sur les émissions de gaz à effet de serre .......

On s'en fou des gaz à effet de serre, faut arrêter de polluer la Terre et surtout l'eau!




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véronique

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* 06/12/2009, 01:04
Message #28
je crois pas que l'on puisse sauver quoi que ce soit, vu le merdier dans lequel se trouve notre planète ...... et puis après lecture d'autres sujets....... "c'est d'abord nos fesses qu'il va falloir sauver"...... la question est, cela en vaut-il le cout ?
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Jack

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* 06/12/2009, 10:16
Message #29
CITATION
la question est, cela en vaut-il le cout ?

Pour ceux qui vont nous pondre de nouvelles taxes, oui! laugh.gif




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Alayn

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* 08/12/2009, 01:43
Message #30
Bonsoir ! C'est ce que l'on appelle le capitalisme vert et les quelques personnages présentés plus haut ne sont que les relais politico-médiatiques de cette idéologie.

Le capitalisme sent bien qu'il doit se forger une image un peu plus écolo et qu'il y a du bizness à faire avec les nouvelles techniques soit-disantes bios: agrocarburants, éoliennes industrielles, champs photovoltaïques, etc...



"La liberté des autres étend la mienne à l'infini" (Michel BAKOUNINE)
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Alayn

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* 25/04/2010, 01:03
Message #31
LES DERIVES DE L' "ECOLOGISME."

Par Patrick Mignard, dimanche 03 janvier 2010 à 15h45.

L'écologie semble ne pas faire exception dans les dérives "idéologiques" des bonnes idées. Elle est en train de devenir, elle aussi, un "isme", véritable dégénérescence de l'idée originelle.

L'écologie, devenue un "fromage politique" pour des organisations politiciennes et des arrivistes, est en train de perdre sa pureté d'origine, en un mot sa crédibilité et son efficacité, et en passe de servir toutes les causes, même les moins nobles.
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Alayn

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* 25/04/2010, 01:54
Message #32
De l'écologie à l'écologisme...

Une idée dégénère lorsqu'elle est accaparée par une bureaucratie qui en fait une fin en soi... pour sa promotion et sa survie. L'intérêt général, qui était censé la fonder, passe au deuxième plan et ne devient que le prétexte à une politique tournée vers des intérêts privés, ceux des possesseurs du capital et de leurs relais dans la sphère du politique.

Tout le monde est, en effet, devenu "écologiste", même les pires pollueurs donnent des leçons d'écologie et s'en servent d'argument pour leurs publicités mensongères... Des noms ?

Au fur et à mesure de son développement, l'écologie perd de sa substance et s'égare dans des considérations et des pratiques qui, tout en faisant référence à elle, servent essentiellement des intérêts qui lui sont parfaitement étrangers et surtout n'aide en rien à régler les véritables problèmes.

Certes, devant la dégradation de l'environnement un sentiment collectif de crainte et d'angoisse est de plus en plus palpable, mais devant la passivité citoyenne, largement entretenue par les politiciens -"votez pour nous on s'occupe de tout"-, ces derniers en profitent pour, non seulement n'apporter aucune solution aux problèmes écologiques qui se posent, mais profiter politiquement et financièrement de cette crainte. Accaparée par les pouvoirs en place, ceux qui sont les garants du système marchand, elle devient une caution, un alibi, pour donner l'impression au bon peuple que l' "on s'en occupe", que l' "on fait le nécessaire", ... mais que l' "on ne peut pas avoir tout, tout de suite"... conclusion "on ne fait rien ou pas grand-chose".

L'écologie n'est certes pas une exception... toutes les bonnes causes ont tourné au "vinaigre": démocratie, socialisme, humanisme...

C'est ainsi que l'écologie devient de l'écologisme.
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Alayn

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* 25/04/2010, 16:15
Message #33
Une nouvelle "aristocratie" politicienne

Des carrières, des promotions sociales, des ambitions démesurées, se fondent aujourd'hui sur l'écologie... Des noms ? Les nouveaux grands prêtres de l'écologie bâtissent une véritable Eglise avec sa Divinité, son dogme, ses fidèles et ses dissidents.

D'un combat honorable au début, dans les années 70, on est passé à la gestion d'un misérable, mais juteux, fond de commerce. Les "nouveaux écologistes" professionnels constituent aujourd'hui une caste parasite qui vit de la culpabilisation du bon peuple, tout en vivant comme vivent tous les élus avec des privilèges exorbitants au regard du reste de la population.

Mais les politiciens traditionnels ne sont pas en reste. Ils se sont jetés avec avidité et indécence sur ces problèmes, ne voulant pas se faire doubler par des nouveaux (par)venus et voyant là un moyen commode de gruger le citoyen naïf et surtout de taxer partie ou totalité de la population, avec l'excuse de la "bonne conscience écologique". Ils sont de plus assurés d'être soutenus par les nouveaux venus décider à avoir leur part de "fromage"... et même plus si possible.

Toute contestation des mesures prises est immédiatement condamnée au non des intérêts supérieurs de la Planète et de l' "avenir des générations futures"... Ben voyons, rien que ça !

L'intolérance, la culpabilisation, la manipulation, la dissimulation, le racket sont devenus des pratiques courantes des pouvoirs qui se drapent de l' "écharpe verte".
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Alayn

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* 25/04/2010, 16:31
Message #34
Des exemples ?

La taxe carbone -provisoirement stoppée- qui n'est rien d'autre qu'un nouvel impôt et qui, bien évidemment ne contribue en rien à l'amélioration de l'équilibre écologique, sinon à combler le déficit budgétaire.

La taxe sur les puits, qui pénalise ceux qui ont un jardin et cultivent leurs fleurs et légumes... taxe qui va désormais permettre de dépasser le stade de la responsabilité et de justifier une utilisation inconsidérée de l'eau... "pourquoi se priver puisqu'on paye !".

Demain à n'en pas douter une taxe sur les cheminées, prenant prétexte l'émission de CO2. Et pourquoi pas non plus une taxe sur la respiration, l'eau de pluie récupérée (tout se paye) et la non récupérée (gaspillage), les fenêtres, l'accès aux forêts, ... etc...

Il n'y a en fait aucune limite à ce racket car, bien évidemment, pendant que l'on taxe le bon peuple, les industriels ne se gênent pas pour saccager la planète avec l'accord implicite des pouvoirs en place... voir COPENHAGUE.

Ainsi un nouveau type de soumission est imposé au bon peuple... et bien évidemment pour son bien.

Quels crédits peuvent alors avoir les écologistes-politiciens qui profitent de ce racket en tant qu'élus ?

Ils prennent en otage la vie pour sauver leur système.
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* 25/04/2010, 17:04
Message #35
Un avatar du "libéral-écologisme"

Traiter des problèmes d'environnement dans le cadre d'un système marchand libéral était la pire des options... Nous en vivons aujourd'hui les affres,... et les générations futures n'ont pas fini d'en payer le prix.

Alors que les rapports de l'Homme dans la Nature sont affaire de conscience et de responsabilité, l'option libérale, celle qui gère tout aujourd'hui, le soumet aux "lois du marché"... autrement dit à un mécanisme aveugle et qui met en action les pires réflexes de l'esprit humain: concurrence, cupidité, individualisme, intérêt à court terme. Par exemple, la mise entre les mains de la "finance" des "droits de polluer" ne peut conduire qu'à un désastre.

Tous nous font croire que c'est en payant que l'on sauve la planète (?). "Faire payer" est leur seul mode d'action...

Le libéralisme place la conscience dans le porte-monnaie.

Le traitement des problèmes d'environnement, aujourd'hui, démontre l'incompétence et la cupidité des pouvoirs en place, dont certains dits "démocratiques", c'est-à-dire fondés sur une légitimité populaire.

Tout ceci en dit long sur l'impasse politique dans laquelle nous nous trouvons. Non seulement nous n'arrivons pas à résoudre des problèmes qui risquent à terme d'engager l'Humanité dans une catastrophe, mais se répètent des processus politiques qui nous enfoncent encore plus dans la crise et dans l'impasse.

L'écologie, qui est au départ une prise de conscience des rapports de l'Homme à la Nature, est en train de tourner en cuisine politicienne et est accaparée par des profiteurs.

Il est temps de se réveiller et de ne plus écouter les chants de sirènes des nouveaux sauveurs qui nous sollicitent pour obtenir une légitimité.

Il est temps de ne compter que sur nous-mêmes pour créer des conditions sociales de vie compatibles avec les lois de la nature.

Peut-être que nous, nous ne souffrirons pas de notre inconsistance, mais nos descendants ont tout à craindre.

Patrick MIGNARD
(enseignant d'économie à l'IUT de Toulouse (Université Toulouse III). Il est également chercheur au LERASS (Laboratoire d'Etudes et de Recherches Appliquées en Sciences Sociales).
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Alayn

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* 25/04/2010, 17:34
Message #36
LES NOUVEAUX (et les ANCIENS) CROYANTS de L'ECOLOGISME

(de Philippe PELLETIER, publié dans le Monde Libertaire n° 1461 du 18 janvier 2007, l'hebdomadaire de la Fédération Anarchiste ; ainsi que dans Tierra y Libertad [Espagne], 224, mars 2007).


Tout le monde il est beau, tout le monde il est écolo. A droite comme à gauche. De l'extrême droite (cf. le programme scientifique du Front national) à l'extrême gauche. Lepage, Ollin, Voynet, Mamère, Cohn-Bendit, Hulot, et j'en passe. Qui veut signer la charte à Hulot ? L'écologisme ratisse large, ce que l'on constate depuis plusieurs années, mais un cran est franchi.

Face à cette extension, trois attitudes sont possibles. On peut s'en irriter: ceux-là, tous ceux-là, ne sont pas de "vrais écolos", mais des imposteurs ou des traîtres. On peut s'en réjouir: enfin des problématiques environnementales qui sont au coeur du débat public, enfin une philosophie ou une sensibilité qui sont prises en compte. On peut aussi tenter de s'interroger sur le fond, sur les vraies raisons d'un tel succès, essayer de comprendre ce qu'il signifie et vers quoi il nous emmène.
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* 25/04/2010, 18:20
Message #37
L'attitude des cathares

La première attitude, celle de dire "ce ne sont pas de vrais écolos", relève typiquement de la secte des parfaits et des purs, des cathares. Car elle sous-entend que "les vrais, les purs, les parfaits", c'est nous, les autres étant caca-boudins. Nous: qui ne trempons pas dans les magouilles politiciennes ? Qui sommes plus authentiques ? Dont le mouvement a réglé les problèmes de pouvoir, de jalousies, de pesée sur le monde réel ? Qui vivons "écologiquement corrects" ?

Mais là, qui décide de la "correction" ? A quel niveau de triage personnel des déchets, de consommation bio, de circulation pédestre ou vélocipédique, de non utilisation de papier hygiénique dévoreur d'arbres abattus ? De retrait du monde en solitaire et en contemplation ? D'anarcho-primitivisme (pas moi, non merci) ?

Avoir une attitude "totalement écologique" sous cet angle-là, admettons-en provisoirement les termes, est totalement respectable. Le problème est dans le passage de l'attitude individuelle, personnelle, à la dimension collective, du qui décide, qui juge, qui sanctionne. Et là, qu'est-ce qui est pratiqué de nos jours à ce sujet sinon un mélange de conscientisation ("soyons responsables"), de culpabilisation ("si tu ne le fais pas, tu es inconscient, égoïste, pollueur"), de sacerdoce ("engage-toi au quotidien, le moindre geste compte"), de mission ("sauvons la planète"), de sacrifice ("tant pis pour ton pouvoir d'achat ou ton confort"), de panoptique ("partout, tout le temps, global, local") ?
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* 25/04/2010, 18:52
Message #38
Au-delà de sa "négligence" des problématiques de classe, ce type de discours véhicule deux dimensions. D'une part, la rhétorique dominante habituelle: le sacrifice (serrons-nous la ceinture, c'est-à-dire: vous d'abord...), , la culpabilisation (si tu es chômeur, c'est parce que tu ne cherches pas vraiment du travail, etc...), l'urgence (là, tout de suite, maintenant, dépêche-toi fainéant...), la pseudo lutte contre le fatalisme (il ne tient qu'à toi de...). D'autre part, le religieux (le sacrifice encore, le sacerdoce, la mission), élément plus prégnant dans les pays du puritanisme où ont précisément percé les mouvements écologistes (Allemagne, Scandinavie, Etats-Unis...). Le tout avec un mélange plus ou moins dosé d'injonction et de moralisme selon les pays et les circonstances, de variétés dans les alliances politiques.

La posture des parfaits et des purs, des cathares, relève de la secte et du comportement religieux, deux phénomènes malheureusement très fréquents et dont nul milieu, même libertaire, n'est semble-t-il à l'abri. Or ces deux phénomènes sont probablement, dans l'immédiat comme dans le moyen terme, beaucoup plus dangereux que le supposé global warming. Se penser et se placer dans la secte et le néo-catharisme permet certes de se réfugier dans le confort de certitudes, acquises a priori dans la rébellion tout en pouvant intégrer des valeurs dominantes inculquées par tous les pans de la société, mais aussi de se bâtir un petit ou un grand pouvoir. C'est bien le pouvoir qu'il faut redouter, avec ses chefs de couvent, ses prêtres, ses gourous, ses apprentis dictateurs. Que l'on songe à la fameuse déclaration du philosophe Hans Jonas, figure emblématique de l'écologisme, sur la nécessité d'une "dictature bienveillante" pour sauver la planète ! Désolé, mais quand je lis et que j'entends cette phrase, je retiens surtout le mot de "dictature". D'autant que l'histoire fourmille d'exemples où le "bienveillant" passe vite à la trappe. Et que l'on songe au caractère "transitoire" de la dictature du prolétariat censée nous emmener vers les horizons dorés du communisme. Ecoutons attentivement: quand nos gourous écologistes parlent de mesures d'urgence, cela veut dire aussi que, sur les moyens, la façon, ils sont psychologiquement prêts à imposer beaucoup de choses...
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* 25/04/2010, 20:08
Message #39
La réaction environnementaliste

La prise en compte de la question environnementale est l'un des acquis du mouvement écologiste, et pas seulement de lui, d'ailleurs. Personnellement, je m'en réjouis. Mais cela ne suffit pas. Il faut s'interroger sur les bases du succès, autrement dit essayer de sortir des bons sentiments et de penser "social-politique".

L'écologisme constitue une réaction aux dégâts environnementaux provoqués par la haute croissance des Trente Glorieuses. Mais sa philosophie et sa posture, contrairement à ce que certains écologistes ont affirmé, ne sont pas nouvelles. Elles remontent au romantisme naturaliste du XIXe, aux réactions contre l'industrialisation et la technologie. Et là, beaucoup de courants existent, et se sont affrontés. Le mouvement libertaire lui-même a été traversé par des débats sur cette question, avec Henry David THOREAU ou Elisée RECLUS, par exemple, qui ne se situent pas sur le même plan.

Avec aussi, de nos jours, Murray BOOKCHIN, celui qui est allé le plus loin dans ce domaine, surtout quand il a commencé à comprendre ce que signifie la deep ecology (l'écologie profonde) et à prendre ses distances avec elle, s'attirant les foudres de ses gardiens du temple.

Les principes mais aussi les registres de l'écologisme ne sont pas nouveaux. L'usage de la peur et du catastrophisme fait penser aux religieux classiques, mais aussi aux prophètes marxistes, qui annonçaient l'effondrement du capitalisme sous ses contradictions, ou fascistes qui s'effrayaient de la décadence occidentale provoquée par la ploutocratie juive. Le recours à la peste émotionnelle, comme l'a montré Wilhelm REICH [voir dans ce forum le topic consacré à Wilhelm REICH] exclu du parti communiste pour cette analyse, est caractéristique du fascisme, mais aussi de l'écologisme. Dire cela ne revient pas à amalgamer les deux, comme des interprètes mal-intentionnés ont essayé de me le faire dire, mais à constater des mécanismes politiques et psychologiques semblables.

L'affaire se corse quand on découvre des convergences sur le fond. Ernst Haeckel (1834-1919) fondateur de l'écologie (la science), est partisan de la peine de mort et farouche social-darwinien qui fait préfacer son livre sur le monisme par le racialiste Vacher de Lapouge, lequel suggère de remplacer la devise "liberté, égalité, fraternité" par "déterminisme, inégalité, sélection".

L'écrivain Ludwig Klages [voir ici-même dans le topic "La Décroissance" sa biographie] qui a fasciné les premiers écologistes du XXe siècle est un raciste et un ultra-conservateur. L'une des premières décisions de Mussolini après la marche sur Rome (1922) est de créer le Parc national du Grand Paradis (1922). La plupart des Wandervögel naturistes se rallient au national-socialisme. Le parti nazi abrite une "aile verte" importante (Hess, Darré, Himmler, Todt, Schönichen...). Le concept d'holisme chéri par l'écologie profonde est créé par le partisan de l'apartheid Jan-Christiaan Smuts... [Curieusement, il n'existe que très peu de textes sur ce thème en français, à part le livre de Robert Pois sur La religion de la nature et le national-socialisme (1933) ou certains travaux, insuffisants, de Luc Ferry. Les éditions libertaires AK Press ont publié une excellente brochure sur Ecofascism, lessons from the German experience (1955). Cf également les travaux (en anglais) d'Anna Bramwell, Raymond Dominick, Michael Zimmermann...]

Evidemment, pratiquer l'analogie comporte des risques, est insuffisant et peut choquer. Faut-il pour autant se voiler la face et botter en touche ? Ne pas se poser quelques questions ? Penser en noir et blanc ? Ou dire: c'est pas les bons, c'était hier, ce n'est plus comme cela aujourd'hui ? Oui, bien sûr, comme les socialistes de 2006 qui ne sont pas ceux de 1981, du congrès d'Epinay ou de 1936 (encore que ?). De même que les post-fascistes actuels ne sont pas les fascistes de 1940 (et Marine Le Pen n'est pas Hitler...)...
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* 26/04/2010, 00:55
Message #40
Le totem et ses tabous

Mais la question est plus large. Quand on évoque le fascisme, on court le risque de faire rejaillir la peste émotionnelle, la réaction irrationnelle, l'absence de réflexion. De mésinterpréter le fascisme lui-même. Or s'il y a bien une chose qu'il faut avoir en tête, c'est que le fascisme -le brun mais aussi le rouge- est doté d'une théorie globale, construite, touchant tous les aspects. Il est arrivé au pouvoir pas seulement par la force, la ruse mais aussi la séduction: du peuple, qui a voté pour lui en 1933 en Allemagne, et de l'intelligentsia qui, a priori mieux armée intellectuellement, lui a fourni des contingents de philosophes de haute volée (Gentile, Heidegger, Nishida ; même Emmanuel Mounier un temps fasciné par le fascisme...). Le milieu libertaire est, à cet égard, victime de deux visions: celle de l'Espagne où le franquisme s'est imposé par la violence totale, qui fait oublier les victoires démocratiques du fascisme, et celle de l'imagerie actuelle du militant fasciste au crâne rasé ressemblant plus à un supporter d'une équipe de football qu'à un théoricien stratège, qui fait oublier la réalité plus profonde du fascisme.

Critiquer l'écologisme sans nier la gravité des dégâts environnementaux, économiques et sociaux revient, semble-t-il, à briser un tabou. Du moins avais-je estimé que dans l'une des rares oasis, celle de la libre pensée, cet exercice restait possible. Que le politiquement correct n'était pas accepté pour argent comptant. Qu'il y avait place au débat franc et direct sans la médiocre lâcheté qui consiste à me calomnier publiquement sans débat contradictoire, ni droit de réponse.

S'attaquer à un tabou comporte, il est vrai, certains risques. Celui, par exemple, de se voir attaquer par les porteurs du totem, les croyants, outrés et bien-pensants. L'écologisme qui brasse tellement large, avec ses croyances, ses valeurs morales, son culte du catastrophisme, ses prêtres, ses gourous, ses églises, ses schismes, s'apparente d'ailleurs à une religion: celle de la nature. Une religion avec un Dieu au mieux rétrogradé à l'immanentisme des croyances animistes ou totémiques, souvent remplacé par Déesse Gaïa ou Terre-Mère, par une nature qui, à l'instar des animaux (les dauphins, les baleines ou les bébés-phoques, mais pas les scorpions, la vermine ou les chauve-souris), est dotée de "droits", de "valeurs intrinsèques".
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