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> 101 ans de CNT et d'anarcho-syndicalisme, D'hier et de demain un combat pour la LIBERTE

Alayn

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* 27/04/2013, 18:09
Message #21
Ce développement important est mal vu par les autorités qui ne vont cesser d'organiser, au cours de ces années, la répression des milieux ouvriers, et anarchistes en particulier. C'est ainsi qu'en 1883, le gouvernement espagnol monte une affaire de toutes pièces, en Andalousie, pour justifier l'organisation d'une vaste répression en vue de briser les solidarités mises en oeuvre par les groupes libertaires. Ce coup monté est somme toute assez classique dans l'histoire de la répression et consiste à la création d'une fausse association terroriste. Les autorités locales inventent donc l'existence d'une organisation révolutionnaire terroriste -la Main noire (Mano Negra)- qui serait chargée de tuer les policiers et les propriétaires. Après de fausses actions (des mains noires sont peintes sur les murs d'un village, des faux statuts d'association secrète sont rédigés, etc.), la police annonce le démantèlement de l'organisation et, fort de ce faux prétexte, entame une répression ciblant les principales figures anarchistes de la région. Au total, 18 personnes sont arrêtées. Après avoir été torturées, elles sont jugées: sept sont condamnées à mort et onze à la prison à perpétuité. Face à ces lourdes condamnations, le mouvement anarchiste et, plus largement le mouvement ouvrier, perd de l'influence. La FTRE n'y échappe pas.
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Alayn

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* 27/04/2013, 18:47
Message #22
Toutefois, le déclin de la FTRE n'est pas le seul fait de la répression. Des divergences internes déchirent également l'organisation et entravent considérablement son développement, pourtant prometteur. Ces différends, d'ordre idéologique, opposent alors les anarcho-collectivistes aux anarcho-communistes. S'ils sont évidemment tous deux pour l'abolition immédiate de l'Etat, ils divergent sur la question économique. Les premiers -adeptes des théories de Michel BAKOUNINE et de Pierre-Joseph PROUDHON- sont partisans d'une mise en commun des outils de production, mais prônent la possession par le travailleur des fruits de son propre travail: l'individu possède ce qu'il produit. Les anarcho-communistes -partisans des thèses de Pierre KROPOTKINE, d'Errico MALATESTA et d'Elisée RECLUS- prônent, quant à eux, une mise en commun des outils de production ET de la production: tout appartient à tout le monde et chaque individu consomme selon ses besoins, et non selon le travail qu'il fournit.

Photos: Michel BAKOUNINE ; Pierre-Joseph PROUDHON:
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Alayn

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* 27/04/2013, 19:17
Message #23
D'un point de vue organisationnel, les anarcho-collectivistes veulent monter une organisation révolutionnaire structurée et rigide (sans pour autant être autoritaire), rassemblant l'ensemble des travailleurs et des consommateurs, et capable de renverser et de remplacer le système capitaliste et étatiste. Les anarcho-communistes, eux, lui préfèrent une organisation beaucoup plus souple et spontanée, construite sur des bases affinitaires et respectant l'absolue liberté d'association de l'individu. Contrairement à l'ancienne FRE, la FTRE n'est donc pas pleinement et unanimement attachée aux thèses bakouniniennes, et les anarcho-communistes (ou communistes libertaires) ne vont cesser d'y être de plus en plus influents. Les premiers groupes communistes libertaires espagnols voient d'ailleurs le jour en 1886, principalement à Barcelone où se crée le premier journal représentatif de cette tendance, La Justicia Humana (La Justice humaine), rapidement suivi, en 1888, par Tierra y Libertad (Terre et Liberté).
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* 27/04/2013, 19:56
Message #24
La FTRE va cependant retrouver un peu de son dynamisme -perdu dans les querelles- autour de la lutte pour la journée de huit heures. La victoire des syndicats américains en 1886 [Le premier mai 1886, à Chicago aux Etats-Unis, alors que la police tente de disperser un meeting anarchiste à Haymarket, un individu lance une bombe, tuant un policier et en blessant une dizaine d'autres. En guise de répression, sept anarchistes innocents sont arrêtés et condamnés à mort. L'anarchisme donne ainsi ses premiers martyrs au mouvement social international pour les huit heures de travail hebdomadaire.] (qui obtiennent la journée de huit heures) sert de modèle aux militants anarchistes espagnols et, plus largement, à l'ensemble des travailleurs chez qui naît alors une vague d'espoir.
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* 30/04/2013, 15:13
Message #25
Toutefois, en 1888, les querelles ressurgissent et la FTRE éclate.
Deux groupes se distinguent alors et deux nouveaux organismes de lutte sont créés: d'un côté le Pacte d'union et de solidarité (PUS), organisation qui souhaite rassembler tous les travailleurs quel que soit leur idéologie politique ; de l'autre, l'Organisation anarchiste de la région espagnole (OARE) qui, contrairement à la première, ne regroupe que des militants anarchistes et s'éloigne, de fait, du concept d'unité du prolétariat.
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* 30/04/2013, 16:28
Message #26
Du côté des autorités, la répression reste d'actualité et, en juin 1896, témoigne de son arbitraire et de sa violence, lors du tristement fameux "procès de Montjuich". A la suite de l'explosion de deux bombes au passage du capitaine général à Barcelone, une centaine de personnes -principalement des libertaires et autres militants ouvriers, comme Anselmo LORENZO et Federico URALES- sont arrêtées et enfermées dans les geôles de la forteresse de Montjuich. Pour faire parler ces individus innocents, les autorités ont recours à la torture. A ce propos, je laisse José PEIRATS en parler: "On leur applique la torture du sommeil. Pour calmer leur soif, on leur montre de l'eau et à la place on leur propose de la morue séchée. Désespérés, ils en arrivent à boire leur propre urine. On leur tord les testicules, on leur applique des fers incandescents sur les fesses et on leur plante des coins sous les ongles." [José PEIRATS, Les Anarchistes espagnols, révolution de 1936 et luttes de toujours, Editions Repères Silena, Toulouse, 1989, 330 pages.] Trois mois après les faits, cinq prisonniers sont condamnés à mort et vingt-deux sont envoyés au bagne.

Photo: Federico URALES:
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* 30/04/2013, 17:12
Message #27
La FSORE

En 1900, une nouvelle organisation de travailleurs d'influence anarchiste voit le jour: la Fédération régionale espagnole de sociétés de résistance (FSORE), organisation qui entend fédérer l'ensemble des associations ouvrières refusant l'affiliation à la grande centrale socialiste UGT (Union générale des travailleurs). Prometteuse au début, les grèves générales qu'elle lance, notamment en 1902 à Barcelone, virent toutes à l'échec et se terminent systématiquement par des répressions féroces. Ces multiples tentatives ratées lui font perdre prestige et adhérents et, bientôt, la jeune FSORE devient quasiment insignifiante.
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* 30/04/2013, 18:08
Message #28
Pour autant, les travailleurs en lutte n'abandonnent rien et, très vite, se réorganisent à nouveau. En 1904, l'Union locale des sociétés ouvrières de Barcelone est fondée. Bien qu'officiellement liée à la FSORE, elle demeure, dans les faits, absolument indépendante et organise les travailleurs barcelonais de façon strictement locale. Mais l'échec des grandes grèves générales de 1902, les revers organisationnels successifs et les famines meurtrières de 1905 (à la suite d'une crise agricole de forte importance) finissent par amener le désespoir dans les rangs ouvriers, un désespoir qui se traduit, à partir de 1904, par l'abandon des sociétés ouvrières au profit du terrorisme individuel ou du Parti radical d'Alejandro Lerroux qui, à cette date, commence à séduire une partie importante du prolétariat barcelonais -y compris des libertaires- avec des promesses démagogiques et des discours aguicheurs.

Photo: Alejandro Lerroux:
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* 30/04/2013, 18:37
Message #29
Solidarité ouvrière

En 1907, la FSORE, devenue inutile, est officiellement dissoute. En août de la même année, après plusieurs mois de préparation, une assemblée d'une trentaine de sociétés ouvrières de résistance (dont celles regroupées au sein de l'Union locale des sociétés ouvrières de Barcelone) fonde la Fédération locale Solidarité ouvrière (FLSO, plus connue sous le simple nom de Solidarité ouvrière). L'idée, comme à chaque création de fédération, est de construire des luttes locales beaucoup plus efficaces en réunissant différentes professions et en tissant des réseaux de solidarité beaucoup plus larges à Barcelone.
L'indépendance de l'organisation à l'égard des partis politiques et des groupes philosophiques est affirmée.
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* 02/05/2013, 19:12
Message #30
Bien qu'essentiellement composée de militants anarchistes, la jeune fédération réunit aussi un nombre relativement important de socialistes, en témoigne d'ailleurs la composition du premier comité de direction: Antonio Colomé comme secrétaire général, l'anarchiste Jaime BISBE et le socialiste Badia comme secrétaires généraux adjoints. Cette "union" se fait principalement dans le but de nuire à un ennemi commun: le Parti radical des lerouxistes.
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* 03/05/2013, 01:17
Message #31
En octobre, Solidarité ouvrière se dote d'un journal hebdomadaire, Solidaridad Obrera, dont la direction est confiée à Jaime BISBE et dont le financement provient essentiellement des dons du pédagogue anarchiste Francisco FERRER.

Photo: Francisco FERRER:
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* 03/05/2013, 01:47
Message #32
Un an après, en décembre 1908, la Fédération locale Solidarité ouvrière, désireuse de s'organiser sur un plan supérieur -régional- devient la Confédération régionale des sociétés de résistance Solidarité ouvrière après un congrès ayant rassemblé 132 sociétés ouvrières catalanes. [Chiffres donnés par Miguel Chueca dans 1910, naissance de la CNT, éditions CNT-RP, Saint-Etienne, 2010, 141 pages.] Le secrétariat général est confié à Jaime BISBE, témoignage de l'importance et de l'influence de plus en plus grande des libertaires dans l'organisation. C'est aussi au cours de ce congrès de 1908 qu'apparaissent, pour la première fois en Espagne, les termes "syndicat" et "syndicalisme". Cette nouvelle mouture, forte de la base de l'ancienne FLSO, se révèle particulièrement solide et efficace.
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* 03/05/2013, 02:07
Message #33
Le rapide essor de Solidarité ouvrière n'est pas aussi sans rapport avec l'intense effort de diffusion, en ce début du XX° siècle, des idées du syndicalisme révolutionnaire français en Espagne. Des traductions des textes fondamentaux de militants cégétistes comme Emile POUGET, Victor GRIFFUELHES et Georges Yvetot sont en effet réalisés et circulent dans les milieux ouvriers et intellectuels. C'est qu'à cette époque, la CGT française se dresse comme un modèle pour les militants libertaires et syndicalistes espagnols, tant pour son importance numérique [En 1902, la CGT française, créée en 1895, compte plus de 100 000 adhérents.] que pour son refus de la dépendance aux partis et idéologies politiques, sa reconnaissance de l'action directe et le projet de société révolutionnaire qui l'anime.

Photos: Emile POUGET ; Victor GRIFFUELHES:
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* 03/05/2013, 02:36
Message #34
La Semaine tragique de juillet-août 1909

Avec le début de la guerre du Rif au Maroc en 1909, le gouvernement espagnol déclare la mobilisation nationale, obligeant des milliers de travailleurs à endosser l'uniforme pour aller se faire trouer la peau sur le front. A l'époque, seul le versement de 6000 réaux peut permettre d'échapper à la conscription, une somme extrêmement élevée qu'aucun travailleur n'est alors en mesure de réunir, les condamnant à nourrir les conscriptions.
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* 03/05/2013, 12:40
Message #35
Le 26 juillet 1909, une grève sauvage et surprise contre cette mobilisation forcée et la guerre est déclenchée à Barcelone. Bien que Solidarité ouvrière ne s'engage pas en tant qu'organisation dans le mouvement, la ville est rapidement paralysée. Dans la nuit du 27, la grève vire en partie à l'insurrection: plusieurs églises et couvents religieux sont incendiés, et deux curés trouvent la mort. Si les anarchistes sont accusés, les vrais coupables semblent davantage être des travailleurs proches du Parti radical d'Alejandro Lerroux (qui avait toujours fait de l'anticléricalisme son principal fonds de commerce électoral). Ces destructions d'édifices religieux, bien que révélateurs quant à l'image que pouvait avoir de l'Eglise toute une partie du prolétariat barcelonais, ne seront cependant pas le prélude à un mouvement révolutionnaire que les organisations ouvrières, y compris Solidarité ouvrière, ne parviennent pas à lancer. A part l'opposition à la mobilisation, le mouvement n'a pas de revendications ni d'objectifs précis vers lesquels se diriger. Cet élan de révolte restera révolté et n'ira donc pas plus loin que les incendies, quelques barricades et la mutinerie d'une partie de la garde civile qui, malgré la proclamation de la loi martiale, se refuse à tirer sur les grévistes et les insurgés.
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* 03/05/2013, 13:13
Message #36
Fin juillet, le gouvernement de Madrid finit par envoyer des renforts et, du 29 juillet au 2 août, la répression s'abat sur Barcelone, laissant derrière elle 78 morts, 500 blessés et 2000 arrestations.
L'anarchiste Francisco FERRER i GUARDIA, père fondateur de l'Ecole moderne [Ecole fondée en 1901, proposant un enseignement populaire, laïc et rationaliste.], est accusé, par l'évêque de Barcelone, d'être l'instigateur de la grève et de l'insurrection. Jugé coupable, il est fusillé le 13 octobre 1909, en suscitant une indignation mondiale.

Photo: Francisco FERRER i GUARDIA:
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* 03/05/2013, 13:49
Message #37
Les sanglants événements de cette année 1909, l'incapacité de Solidarité ouvrière à organiser un mouvement révolutionnaire et à faire face à la répression, poussent les adhérents de la jeune fédération régionale à vouloir bâtir une organisation à échelle nationale, dans l'espoir d'avoir ainsi davantage de force et de moyens pour lutter. Dans cette optique, lors de son second congrès, à Barcelone du 30 octobre au 1er novembre 1910, la fédération régionale Solidarité ouvrière deviendra la Confédération nationale du travail (CNT).

Guillaume GOUTTE

Photo: Deuxième congrès de Solidarité ouvrière qui décide de créer la Confédération nationale du travail (CNT):
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Alayn

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* 03/05/2013, 14:08
Message #38
LES ORIGINES DE LA CNT

Les congrès de 1910 et 1911

La proposition de créer la Confédération Nationale du Travail (CNT)
en 1910 fut le travail constant et patient du sociétarisme et/ou du syndicalisme ouvrier, notamment d'origine libertaire, pour trouver une coordination paraissant nécessaire et bénéfique à la classe ouvrière dans sa lutte contre le capitalisme, et pour développer une nouvelle société basée sur des critères libertaires. Ce projet de regrouper le sociétarisme ouvrier avait déjà été tenté avec un succès relatif dans le dernier tiers du XIX° siècle, quand l'Association internationale des travailleurs (AIT) s'était implantée en Espagne, bien que celui-ci ait finalement échoué pour diverses raisons que nous ne traiterons pas ici.
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* 03/05/2013, 14:22
Message #39
Il faut chercher les origines immédiates de la création de la CNT dans le processus d'élaboration de l'organisation régionale catalane, Solidarité ouvrière, depuis ses débuts en 1907 comme organisation locale des sociétés ouvrières urbaines de Barcelone. A partir de cet organisme ouvrier, qui regroupait les divers courants organisés de "l'ouvriérisme de classe", il a été possible d'élargir le terrain d'action à la province en mars 1908, puis à la région catalane en septembre de la même année.
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* 03/05/2013, 14:50
Message #40
Un congrès de Solidarité ouvrière devait être tenu l'année suivante ; mais la répression contre une bonne partie du mouvement ouvrier à la suite de ce qu'on a appelé la Semaine tragique dans la ville de Barcelone en juillet, l'en empêcha. Le Congrès ouvrier national convoqué par Solidarité ouvrière eut lieu presque un an après la première initiative manquée, les 30 et 31 octobre et le 1er novembre 1910, à Barcelone. Il y fut décidé de dépasser le cadre régional catalan pour l'étendre au territoire espagnol, sous le nom de Confédération nationale du travail (CNT) - en rivalisant ainsi avec l'Union générale du travail (UGT) ; l'autre centrale syndicale d'un niveau national et d'orientation socialiste.
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