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Version complète: Wajdi Mouawad
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mowgly
" Né en 1968 au Liban, Wajdi Mouawad a grandi en France avant de s’établir au Québec avec ses parents en 1983. Diplômé de l’École nationale de théâtre du Canada en 1991, il fonde avec Isabelle Leblanc le Théâtre Ô Parleur qu’il codirige de 1990 à 1999. Tout en signant plusieurs adaptations et mises en scène, il présente au public ses propres textes. En 1998, Willy Protagoras enfermé dans les toilettes est élue meilleure production à Montréal par l’Association québécoise des critiques de théâtre.

La même année, il obtient un immense succès à Limoges avec Littoral, dont il réalisera lui-même une adaptation cinématographique en 2004. Cette pièce lui mérite aussi en 2005 le Molière du meilleur auteur francophone vivant, prix qu’il refuse en rappelant aux directeurs de théâtre leur devoir de lecture des manuscrits qui leur sont proposés.

Littoral constitue le premier volet d’un quatuor s’articulant autour des thèmes de la guerre, de la mémoire et de la filiation qui se poursuit avec Incendies (2003) et Forêts (2006). De 2000 à 2004, Wajdi Mouawad est directeur du Théâtre de Quat’Sous de Montréal.

En 2005, il fonde avec Emmanuel Schwartz deux compagnies entièrement consacrées à la création, l’une au Québec, Abé Carré Cé Carré, et l’autre en France, Au Carré de l’hypoténuse. En 2007, il devient directeur artistique du Théâtre Français du Centre National des Arts d’Ottawa. Parallèlement à sa brillante carrière de dramaturge, Wajdi Mouawad publie un roman, Visage retrouvé (2002), et écrit des textes qu’il diffuse à la radio et dans les journaux.



Prix :

- Prix de la meilleure production à Montréal offert par l'Association québécoise des critiques de théâtre pour Willy Protagoras enfermé dans les toilettes (1998).
- Prix littéraire du Gouverneur général du Canada (2000).
- Titre de chevalier de l'Ordre National des Arts et des Lettres attribué par le gouvernement français (2002).
- Prix Jacqueline-Déry-Mochon (2004).
- Molière du meilleur auteur francophone vivant pour Littoral (2005)."


Gabriel Marcoux-Chabot
mowgly
Pièces de théâtre :


Publiées

  • Alphonse, Leméac, 1996.
  • Littoral, Actes Sud-Papiers, 1999.
  • Les mains d'Edwige au moment de la naissance, Leméac, 1999.
  • Pacamambo, Actes Sud-Papiers Junior, 2000.
  • Rêves, Actes Sud-Papiers, 2002.
  • Incendies, Actes Sud-Papiers, 2003.
  • Willy Protagoras enfermé dans les toilettes, Leméac, 2004.
  • Forêts, Leméac, Actes Sud-Papiers, 2006.
  • Assoiffés, Leméac, Actes Sud-Papiers, 2007.
  • Un obus dans le c½ur, Actes Sud Junior - Léméac, 2008
  • Le soleil ni la mort ne peuvent se regarder en face, Actes Sud - Léméac, 2008

Non publiées

  • Partie de cache-cache entre 2 tchécoslovaques au début du siècle (1992)
  • Journée de noces chez les Cromagnons (1992)
  • Seuls (2008)
  • Ciels (200?)
source : wikipedia
mowgly
Silence d'usine : paroles d'ouvriers


En 2004, à l’initiative de l’auteur Wajdi Mouawad, familier des Francophonies et alors en résidence d’écriture à Aubusson, quinze “anciens” de Philips ont accepté de témoigner, de parler de leur vie lorsqu’ils travaillaient à l’usine, de leur vie d’avant et de celle d’après.

À l’annonce de la fermeture de l’usine Philips à Aubusson le 9 juin 1987, la consternation s’abat sur les 298 employés. L’incompréhension, aussi. Comment peut-on décider la “cessation d’activité” alors que le travail ne manque pas et que l’usine est rentable ? Pour nombre de salariés, Philips est le seul endroit où ils aient jamais travaillé, et ils ne pensaient en partir qu’une fois l’âge de la retraite arrivé. Outre le spectre du chômage, la peur de ne pas retrouver d’emploi, c’est tout un monde qui s’écroule car l’usine Philips, c’était aussi une crèche, une équipe de football, des sorties, des amis… une vie…
Alayn
Bonjour ! Très intéressant, tout ça...

Ce "Silence d'usine: paroles d'ouvriers", c'est retrouvable quelque part ? En livre, film ou autre ? Ou ce fut une pièce ou une lecture de théâtre ?
mowgly
INCENDIES
Une pièce boulversante

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"Québec an 2003. Nawal vient de mourir. Nawal vient de mourir mais ses enfants, des jumeaux de 23 ans, ne sont pas éplorés. En colère, plutôt. Elle les aura donc fait chier jusqu'au bout. Depuis cinq ans, elle avait cessé de parler et maintenant qu'elle est morte, elle ose poser des requêtes particulières quant aux modalités de son enterrement. Elle va même jusqu'à laisser à ses enfants la mystérieuse et difficile mission de rechercher leur père - qu'ils croyaient mort, et un frère - dont ils ignoraient l'existence. Le désir de savoir sera plus fort ; la remontée de leurs origines les amènera jusqu'au Liban, pays de leur mère, jusqu'à l'horreur, jusqu'à l'amour.Incendies est avant tout un beau conte. Un conte avec son lot de dépaysement (le Québec, le Liban d'hier et d'aujourd'hui), de personnages marquants, de vieux sages, de passeurs, de loups, de poésie. Un conte version suspens où l'on assemble les morceaux d'un puzzle. Suspens, action, rebondissements, humour, émotion : beau programme. Quand on sait qu'un spectacle de Wajdi Mouawad est un moment de folie joyeuse, un train qui déboule à 300 à l'heure, un coup de pied au derrière revigorant, on se dit qu'avec tout ça, on va passer une sacrée bonne soirée ! Sauf qu'il y a la guerre. 1975-1990 : le Liban est en guerre. Destruction, horreur. Wajdi Mouawad laisse son spectacle respirer à l'évocation de cette guerre.


Les drames s'ajoutent aux drames. Les incendies aux incendies. Trop de drame ? Surabondance d'horreur ? Matéi Visniec écrivait en prélude à sa pièce La femme comme champ de bataille que « lorsqu'il s'agit de l'horreur, la réalité dépasse la fiction ». Il n'y a pas trop de drame dans l'histoire de Wajdi Mouawad. Il y a simplement la guerre.

Incendies est effectivement un délicieux moment de théâtre servi par une troupe pleine d'énergie, des comédiens qui s'amusent réellement et quelques scènes de pur bonheur comme celle, indescriptible, du sniper qui s'éclate pendant toute la durée de The Logical Song de Supertramp, son fusil en guise de guitare.

Spectacle qui ravit, mais aussi spectacle qui réveille. Il réveille à la réalité de la guerre bien sûr : Jeanne et Simon n'ont que vingt ans, la guerre n'est donc pas une chose si lointaine. Au‑delà du message universel, la force d'Incendies est de nous réveiller à notre propre histoire. En ancrant sa pièce dans le monde actuel, avec son langage, ses téléphones portables, son look vestimentaire, sa musique, Wajdi Mouawad nous rend cette histoire plus proche, accessible et nous amène finalement à questionner nos propres incendies, nos propres origines, notre propre filiation, notre propre vie. Tout comme le loup du conte nous aide à grandir."


Catherine Richon
Alayn
Bonsoir ! Toujours aussi intéressant ! Bravo Mowgly ! Mais j'ai pas ma réponse à ma question du dessus...

Ces "témoignages" d'anciens ouvriers de l'usine Philips d'Aubusson (la FALA), est-ce qu'on peut retrouver ça quelque part ? Ils faisaient des lampes ou des ampoules, je crois ?
mowgly
Bonsoir,
Bah en fait, je cherche, je cherche mais j'ai rien trouvé. Aucune trace écrite !
Alayn
Salut ! Ah oui, ah çà c'est dommage...mais tant pis... Peut-être que quelqu'un a des infos à ce sujet...
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