Louis Malle est issu d'une grande famille d'industriels du sucre (c'est le petit fils d'Henri Béghin, fondateur de la marque de sucre Beghin-Say). Il traverse l'Occupation dans différents internats catholiques (dont celui qu'il évoquera plus tard dans "Au revoir les enfants"). Dès l'âge de 14 ans, il s'initie à la réalisation avec la caméra 8mm de son père. Il pene étudier les sciences politiques à l'Université de Paris, mais c'est à ce moment que se décide sa carrière de cinéaste. Il s'inscrit à l'IDHEC.

Jacques-Yves Cousteau recherche alors un jeune assistant pour réaliser un documentaire sur les fonds marins; on lui propose des étudiants de l'IDHEC et il choisit Louis Malle. Plusieurs mois de travail sur la Calypso aboutissent au "Monde du Silence" (1955). Leur travail reçoit une Palme d'or. Sur le tournage, Louis Malle se crève les tympans lors d'une plongée. Il ne pourra plus poursuivre dans cette voie.

C'est alors l'essor de la Nouvelle Vague, mais Louis Malle ne sera jamais reconnu par ce mouvement.

Il réalise son premier long métrage à 25 ans, "Ascenseur pour l'échafaud" (1957) avec Jeanne Moreau dans lequel il montre sa passion pour le jazz (avec une musique de Miles Davis). Suivent "les Amants" (1958) dans lequel il s'attaque à la bourgeoisie, puis "Zazie dans le métro" (1960) d'après une nouvelle de Raymond Queneau.

En 1971, il tourne un film qui provoque un scandale : "le Souffle au coeur", il y évoque la relation incestueuse entre une mère et son fils; ce thème est traité sans aucun jugement moral, ce qui sera une constante chez le réalisateur, il n'y a pas d'innocents et pas de coupables, la vie est bien plus complexe.

Trois ans plus tard, c'est sur un autre thème qu'il provoque une controverse. Dans "Lacombe Lucien" (1974) il décrit le lente progression d'un jeune homme dèsoeuvré dans la collaboration. La presse et les critiques l'acusent de tous les maux. Au plus fort de la polémique, il décide de s'expatrier aux Etats-Unis.

Lorsqu'il revient en France en 1987 c'est pour s'attacher u thème qui l'avait fait partir : l'occupation. Ce sera alors la consécration de sa carrière avec "Au revoir les enfants". Dans un collège catholique sous l'occupation, un garçon issu de la bourgeoisie découvre qu'un de ses camarades est juif. Une amitié se construit entre les deux enfants mais ne pourra pas empêcher une fin tragique. Cette histoire est en partie autobiographique;

Suivra la comédie "Milou en mai" (1989). Une vieille dame s'éteint dans une grande demeure du Sud-Ouest. Son fils, Milou, qui a soixante ans et qui s'occupe de la propriété convoque pour l'enterrement son frère Georges et sa belle-soeur, sa nièce Claire, sa fille Camille et le reste de la famille. Mais nous sommes en mai 1968. Depuis deux semaines Paris est à feu et à sang...

Louis Malle meurt le 23 novembre 1995.






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